Le besoin urgent de me résumer en une photo tout en ayant l’air classe, responsable, fiable, travailleuse, stable, intelligente, et agréable à regarder, juste pour donner à mon CV une chance d’être lu, ne m'a pas épargné l’inconfort du «devoir mentir». Et faire ainsi partie d’une réalité parallèle. Moi qui suis plus à l'aise derrière un crayon qu’un objectif…
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Ce monde parallèle est visible sur Instagram, Facebook, Twitter mais pas seulement. La publicité, les prospectus, les affiches et j’en passe, ne font que mettre en évidence l’existence d’une autre réalité où les gens sont beaucoup plus beaux, plus heureux, plus spéciaux, plus sociables, plus intelligents, plus sportifs, plus actifs… Bref, un monde où les gens sont PLUS tout ce que je suis et ce que je ne pourrai jamais être. Et je ne peux même pas me réconforter grâce au leitmotiv de vieux con «c’était mieux avant», puisque l’art de la tromperie existe depuis près de 200 ans!
Une histoire qui commence avec un suicide
En 1826, la réalité est capturée pour la première fois sur un support stable. C’est Nicéphore Niépce, ingénieur français, qui a réussi l’impensable. Mais Niépce n’est pas le premier nom qui vient à l’esprit en tant qu’inventeur de la photographie puisque il est mort avant de pouvoir présenter publiquement son invention.
Des lors, plusieurs entrepreneurs de l’époque, flairant le potentiel de l’image photographique, entrent en compétition pour savoir qui sera le premier à breveter le procédé.






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