Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Bien qu’il ait la volonté de voir le verre à moitié plein, sa sœur l’insupporte de plus en plus. Alors que Simon-Pierre vit une histoire pleine d’affection avec Slimane, Prune ne cesse de faire des allusions grivoises à la sodomie. Il aimerait bien s’en débarrasser. En attendant, il se réjouit que Vladimir Poutine ait toujours des amis et se désole de voir l’Inde dépasser la Suisse en matière de conquête spatiale.
Jacques-André Schinken est professeur d’histoire-géographie, il vote socialiste, il a 56 ans. Nadège Pochon est psychologue, elle vote Vert Libéral, elle a 55 ans. Ils ont deux enfants, Simon-Pierre, 21 ans, étudiant en droit, et Prune, 19 ans, artiste.
Maman m’a rassuré, papa n’a aucune chance d’être élu au Conseil national. Ouf! «Toi, tu fais comme tu veux, mais moi je vais voter pour le candidat vaudois non-binaire!» Ça ne m’étonne pas de Prune, cette dévergondée, cette catin woke. Comment m’en débarrasser? Si seulement elle pouvait tomber du tracteur de son amoureux paysan ou glisser sur une bouse de vache. «Avec Kevin, nous allons cueillir des champignons ce week-end; j’espère que nous en trouverons des hallucinogènes.» Dévergondée, woke et droguée…
L’actualité offre un panachage de bonnes et de mauvaises nouvelles. J’ai décidé de ne m’intéresser qu’aux choses positives. Vladimir Poutine, mon héros, entretient d’excellentes relations avec le président chinois Xi Jinping. Ça fait plaisir! J’avais peur que plus personne ne veuille lui parler. Moi, j’ai vécu ça à l’école, où j’étais ostracisé, et ensuite avec les White Falcons, lesquels m’ont exclu de leur groupe de jeunes activistes de droite pour cette stupide histoire de variole du singe.






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