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Pas de panique en Bavière

Jacques Pilet

Par Jacques Pilet · Publié le 15 octobre 2018 · 2 min de lecture

Pas de panique en Bavière
Markus Söder, le 9 octobre 2018. - © Twitter / @Markus_Soeder

Que retient-on des commentaires en français sur les élections? Une claque gigantesque à la famille politique jusque-là majoritaire, un tremblement de terre… Doucement les basses. Un vieux parti installé seul au pouvoir depuis des décennies (la CSU) perd des plumes? Quoi de plus normal? Et il se retrouve avec 37% des voix. Il y a bien des perdants qui peuvent être jaloux d’une telle défaite!

On note d’ailleurs que le nouveau leader de la CSU, Markus Söder, se dit certes déçu mais avec une mine de vainqueur. Il a fait un bon résultat personnel et se sent plus fort que jamais. On le verra tôt ou tard sur les plus hautes marches de Berlin. Un rival affiché de la chancelière.

La démocratie allemande fonctionne le plus normalement du monde. Première bonne nouvelle: l’extrême-droite xénophobe (AfD) arrive tout juste à 11%. Après le vacarme autour de la question des migrants de ces dernières semaines, c’est peu. Deuxième constat encourageant: les Verts sont les grands vainqueurs du scrutin (18%). Ils ont manifestement attiré des électeurs de la CSU irrités par les outrances droitières du ministre de l’intérieur. Courir après les populistes, ce n’est pas toujours payant.

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