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Lorsque l’amour profane atteint le sacré

Noémie Desarzens

Par Noémie Desarzens · Publié le 12 juillet 2017 · 3 min de lecture

Lorsque l’amour profane atteint le sacré
Song to Song, Terrence Malick, 2017

«I didn't believe in love». Ces mots prononcés dans un murmure voilé par Fay (Rooney Mara) donnent le ton du nouveau long-métrage de Terrence Malick. Ce film va parler d’amour ou plutôt tenter d’en saisir l’essence.

Sommaire

Pour ce huitième long-métrage, Terrence Malick met en scène deux couples, liés de près ou de loin au monde de la musique. D’un côté Faye et le chanteur BV (Ryan Gosling), et de l’autre un magnat de l’industrie musicale (Michael Fassbender) et une serveuse (Natalie Portman). Un quatuor dont les vies et les sentiments s’entremêlent, et où chacun mène une quête identitaire. Un sillon qui mériterait cependant quelques variations de la part du réalisateur. Les questions existentielles des personnages en voix over se retrouvent dans tous ses films, risquant la parodie. 

Song to Song, c’est une proposition de définition de l’amour, avec un grand A. C’est aussi une photographie magnifique, une exploration des prises de vue (avec des effets «fish eye» notamment), couplées à des questions profondes. L’amour est-il un leurre? Est-ce que le couple est une fuite identitaire, une manière de se construire à deux car incapable de se façonner seul? Est-ce que le désir est frivole? L’amour du sexe est-il un péché?

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