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Le moustachu qui veut entraîner l’Europe dans la guerre

Jacques Pilet

Par Jacques Pilet · Publié le 13 février 2019 · 2 min de lecture

Le moustachu qui veut entraîner l’Europe dans la guerre
John Bolton a été ambassadeur américain auprès des Nations Unies avant d'être désigné conseiller à la sécurité nationale par Trump. - © Twitter

Ce moustachu à la mine souriante, nous ferions bien de l’avoir à l’œil. John Bolton est conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis. Ce proche de Trump a organisé une étrange conférence dite sur le Moyen-Orient (en fait une recherche d’alliés pour les pans de guerre contre l’Iran), à Varsovie. Pourquoi? Parce que la Pologne n’a rien à refuser aux Etatsuniens qu’elle supplie d’installer une base permanente sur son sol. Les autres Européens boudent plus ou moins ouvertement ce raout promis à l’échec. Non sans raison.

Etouffer l’Iran sous les sanctions, brandir des menaces de guerre, c’est évidemment le plus sûr moyen d’y renforcer les durs de chez durs sur la scène politique de Téhéran, où l’équipe en place est raisonnable et veut appliquer l’accord conclu avec les Occidentaux sur le nucléaire. Mais les hommes de Trump n’en ont cure. Il leur faut «une bonne guerre». Contre les Russes, c’est délicat, ils sont diablement armés. Dangereux d’aller trop loin. Il faut de préférence, dans l’optique des militaristes américains, taper sur un pays faible ou jugé tel. Quelques missiles sur l’Iran… voilà qui ferait du bien à l’industrie de l’armement. Mais pour cela, il faut que l’opinion publique suive. Il y a des gens qui savent faire ça. 

Parmi eux, John Bolton, le moustachu. Il était à l’oeuvre dans les coulisses du pouvoir en 2003 quand Bush lança l’offensive contre l’Irak en bombardant le public de fake news avant de le faire dans un déluge de feu. Cette guerre catastrophique, on le sait, a créé un chaos qui perdure jusqu’à aujourd’hui dans toute la région. C’est sur ce champ de ruines qu’est né le funeste Etat islamique. 

Et cela recommence. Les expériences tragiques de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Libye, l’appui aux rebelles islamistes en Syrie… Tout cela n’a pas servi de leçon. Bolton et ses amis veulent une nouvelle guerre.

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