Réservé aux abonnés

La «ciné transe» de Jean Rouch

Yves Tenret

Par Yves Tenret · Publié le 9 novembre 2017 · 8 min de lecture

La «ciné transe» de Jean Rouch
Jean Rouch au Ghana en 1954. - © Centenaire Jean Rouch 2017 / DR

Il aurait eu cent ans en 2017. L’exposition «Jean Rouch, l’Homme-cinéma», à la Bibliothèque nationale de France, à Paris, met en lumière la vie et l’œuvre d’un homme inclassable, explorateur, ethnographe, photographe, cinéaste. Auteur de 180 films tournés principalement en Afrique, il a lié le cinéma et l’ethnographie d’une manière unique.

Sommaire

Jean Rouch réalisateur et ethnologue français, né le 31 mai 1917 à Paris et mort le 18 février 2004 au Niger, est particulièrement connu pour sa pratique du cinéma direct et pour ses films ethnographiques sur des peuples africains tels que les Dogons et les Songhays.

Après une formation d’ingénieur à l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées, engagé comme ingénieur des travaux publics en Afrique, il est affecté au Niger où il construit des routes et des ponts.  Après la guerre, il suit les cours d’ethnologie de Marcel Mauss et de Marcel Griaule, puis repart, en 1946, en Afrique pour descendre en pirogue les 4200 km du fleuve Niger, de sa source jusqu’à l’océan Atlantique.En 1953, chargé de recherches au CNRS, il crée avec Henri Langlois, Marcel Griaule, Claude Lévi-Strauss, et deux-trois autres, le Comité du film ethnographique, qui siège au musée de l’Homme à Paris.

Au cours de sa longue carrière, réputé pour son agilité intellectuelle et son don de la parole, il a enseigné inlassablement le cinéma en France, en Afrique et aux Etats-Unis. Il a ainsi suscité d’innombrables vocations de cinéastes à travers le monde.Pour fêter cette année le centenaire de sa naissance, le 31 mai 1917, la Bibliothèque Nationale de France a décidé, pendant trois mois, de septembre à novembre, notamment en projetant soixante extraits de ses films, de nous introduire à sa vie exceptionnelle et à son œuvre multiple.

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

Echange de lettres avec Brigitte Bardot

CultureArticle

Echange de lettres avec Brigitte Bardot

A l’été 2009, la star disparue fin décembre répondait par écrit à une invitation du festival de philosophie que j’organisais à Saint-Maurice sur le thème de l’homme et l’animal. Ces courriers manuscrits, publiés pour la première fois, révèlent la cohérence intime d’un choix de vie radical et souvent incompris, ainsi qu’un geste de profonde humanité.

Guy Mettan

Orson Welles, grandeur et démesure d’un créateur libre

CultureArticle

Orson Welles, grandeur et démesure d’un créateur libre

Que l’on soit cinéphile ou pas, il faut lire «Orson Welles - Vérités et mensonges» d’Anca Visdei. Il en surgit un personnage unique tant il a accumulé de talents: metteur en scène, scénariste, comédien, virtuose à la radio et à la télévision, et chroniqueur politique engagé pour la démocratie. Sa puissance dans le succès comme dans l’échec, ses incessants rebonds, son obstination jusqu’au dernier souffle sont une leçon de vie.

Jacques Pilet

A Iquitos avec Claudia Cardinale

CultureArticle

A Iquitos avec Claudia Cardinale

On peut l’admirer dans «Il était une fois dans l’Ouest». On peut la trouver sublime dans le «Guépard». Mais pour moi Claudia Cardinale, décédée le 23 septembre, restera toujours attachée à la ville péruvienne où j’ai assisté, par hasard et assis près d’elle, à la présentation du film «Fitzcarraldo».

Guy Mettan

Quand notre culture revendique le «populaire de qualité»

CultureArticle

Quand notre culture revendique le «populaire de qualité»

Du club FipFop aux mémorables albums à vignettes des firmes chocolatières NPCK, ou à ceux des éditions Silva, en passant par les pages culturelles des hebdos de la grande distribution, une forme de culture assez typiquement suisse a marqué la deuxième décennie du XXe siècle et jusque dans la relance du festival de Locarno... Et maintenant, entre clics et «likes»?

Jean-Louis Kuffer