Instable Argentine: 2003-2023, heurts et malheurs du kirchnérisme

Les 19 et 20 décembre 2001, une foule de manifestants en colère investit le centre de Buenos Aires et la Casa Rosada (la Maison Rose), siège du président de la République argentine. Depuis plusieurs semaines, dans la capitale, la situation n'en finit pas de se tendre. Les grèves se multiplient ainsi que les pillages de supermarchés avec un cri partout répété: «Que se vayan todos!» (Qu'ils s'en aillent tous [les politiciens]!)...
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Article publié sur Herodote le 20 novembre 2023
Le président radical Fernando de la Rúa, décrète alors l’état de siège et la police tente de dégager sa résidence. La répression fait une quarantaine de morts mais la pression ne faiblit pas. De guerre lasse, le chef de l’État s’enfuit en hélicoptère.
Les émeutiers ont vaincu mais le pays est une nouvelle fois au bord du gouffre. C’est l’aboutissement douloureux d’une politique néolibérale entreprise par le précédent président, le flamboyant Carlos Menem, qui avait dû renoncer au pouvoir en 1999.




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