Déjà douze ans de panne à Berlin


Les cafouillages qui se succèdent dans la construction du nouvel aéroport de Berlin-Schönenfeld menacent de tourner en bourrique tout ce que l’on pensait de l’efficacité germanique: «Die Hauptstadt», le dernier roman de Robert Menasse, se demande comment l’Etat le plus riche et le plus puissant de l’UE imagine édifier une capitale européenne s’il n’est pas fichu de construire un aéroport. Quant à un des correspondants de la «Neue Zürcher Zeitung» à Berlin, Christoph Eisenring, il est parti visiter le chantier.
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La première pierre du nouvel aéroport a été posée en 2006. On prévoyait cinq ans de travaux et un budget de 2,5 milliards d’euros. Il devait être inauguré en 2011, sept ans plus tard on en est loin. Engelbert Lütke Daldrup est déjà, depuis un an, le quatrième responsable de ces travaux qui auront duré presque aussi longtemps que les quatre mandats de la chancelière Angela Merkel. Car désormais l’ouverture est prévue pour l’automne 2020.
Côté coûts, on s’attend à dépasser les 5,3 milliards d’euros, plus de deux fois le montant envisagé. Correspondant de la Neue Zürcher Zeitung à Berlin, Christoph Eisenring a eu droit à une visite.
Procéduriers, les Allemands?
De son nom complet, le nouvel aéroport s’appellera un jour Flughafen Berlin Brandenburg «Willy Brandt». On s’étonne: 39 des 40 bâtiments de ce monstre sont terminés et, en fait, l’aéroport est fonctionnel depuis février. Tout semble terminé et Lütke Daldrup vante l’architecture de la halle d’enregistrement. En fait, il ne manque que les passagers. Mais tout dépend encore du terminal principal où des centaines de travailleurs finissent d’installer et, surtout, de tester 786 installations techniques.



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