De l’exemplarité des politiciens


Système de milice oblige, la Suisse n'aime pas se pencher sur les conflits d'intérêts. Notre chroniqueuse se demande jusqu'où doit aller l'exigence de transparence sur le train de vie des élus.
Y aura-t-il à l’avenir des services de
«compliance» dans les partis ou les administrations publiques,
comme c’est désormais le cas dans les banques? Vérifiera-t-on
systématiquement la conformité aux règlements et à l’éthique des décisions et
des comportements de nos élus?
Sommes-nous certains de vouloir vivre dans une
société du soupçon permanent et du contrôle obsessionnel?
De plus en plus de polémiques naissent d’une
question légitime, quoique dopée par le populisme anti-élites ambiant: qu’est-ce qui
est permis à nos politiciens dans leur train de vie, qu’est-ce qui ne l’est
pas? Qu’est-ce qui procède de relations conviviales ou de petits
arrangements obscurs? Ainsi, Pascal Broulis a-t-il correctement déclaré
ses revenus là où il le devait? Ou, Pierre Maudet a-t-il voyagé avec sa
famille gratis à titre privé ou officieux? Ou encore, un parlementaire
peut-il faire un tour en hélico pour contempler la Patrouille des Glaciers,
invité par la Loterie romande?




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