Démiurge à la barbe fleurie, Gaston Bachelard a fait surgir des étincelles en frottant, l’un avec (et non contre) l’autre, l’art poétique et la démarche scientifique. Une exposition d’art lui est consacrée à Paris. Parmi les exposants une artiste lance un défi scandaleux: brûler un livre.
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Sous le titre «Bachelard Contemporain» La Fab expose actuellement les œuvres de 21 artistes à l’occasion du 60ème anniversaire de la mort du philosophe, décédé le 16 octobre 1962 à l’âge de 78 ans.
Pour sortir tout le jus des quatre éléments de la nature, Gaston Bachelard mobilise l’«imagination matérielle» qui s’exprime par la rêverie. A ne pas confondre avec la rêvasserie, ni avec le rêve comme l’explique le poète et scientifique dans sa Psychanalyse du Feu (Gallimard-Folio Essai): «Le rêve chemine linéairement, oubliant son chemin en courant. La rêverie travaille en étoile. Elle revient en son centre pour lancer de nouveaux rayons.»
La machine à rêverie tourne à plein régime
Dans le sillage de Bachelard, les artistes exposés ont donc eux aussi fait tourner leur machine à rêverie. Comme souvent avec les installations, le regardeur ne peut se départir d’une certaine frustration: les agencements exposés ne correspondent pas forcément à ce que le regardeur attend lorsque Bachelard est évoqué. Ou alors, c’est leur caractère trop capillotracté qui agace.






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