Un nouveau dessinateur pour Nestor Burma

Patrick Morier-Genoud

Par Patrick Morier-Genoud · Publié le 14 mai 2021 · 1 min de lecture

Un nouveau dessinateur pour Nestor Burma

«Les Rats de Montsouris», Ravard, Moynot, Malet, Editions Casterman, 64 pages

Nestor Burma n’est pas un détective totalement sympathique – il a trop d’accointances avec la police – mais il n’est pas antipathique non plus. Créé en 1942 par Léo Malet (1909-1996), il enquête généralement à Paris, notamment dans la série des Nouveaux mystères de Paris dont chaque aventure se déroule dans un arrondissement de la capitale française. C’est Tardi qui fut le premier à adapter ses péripéties en bande dessinée, en 1982. Depuis, d’autres dessinateurs s’y sont essayé. Les Rats de Montsouris est le treizième tome des aventures de Nestor Burma, le premier dessiné par François Ravard. Les décors sont bien faits mais Ravard a tendance à rendre luisantes toutes les surfaces horizontales, qu’il s’agisse de goudron, de pavés ou de bois. Et il ne semble pas avoir une grande palette de visages pour ses personnages. Du côté de l’adaptation et du scénario, c’est Emmanuel Moynot qui s’y colle, avec peine, après avoir lui-même dessiné – plutôt bien – quelques aventures de Burma. Reste le plaisir procuré par le style désuet de Léo Malet et le caractère mal dégrossi de son détective. Ça ne se boude pas.               

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

Le créateur romand qui brille en Allemagne

CultureArticle

Le créateur romand qui brille en Allemagne

Julien Chavaz, 44 ans, qui a étudié le théâtre à Lausanne et Genève, traîné ses guêtres sur plusieurs scènes européennes, est couvert de prix pour ses multiples activités créatrices. Il est aujourd’hui superintendant du Théâtre-Opéra de Magdeburg, en Sachsen-Anhalt. Au cœur de la bataille politico-culturelle qui s’annonce.

Jacques Pilet

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

CultureArticle

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

Pour contrer les Soviétiques durant la guerre froide, les Etats-Unis menèrent une véritable offensive culturelle qui se poursuit de nos jours. Elle se déploya tous azimuts afin d’ancrer dans les mentalités européennes la supériorité de l’Amérique. Il existe un livre de référence à ce sujet, publié en 1999: «Qui menait la danse? La CIA et la guerre froide culturelle». Son autrice, la Britannique Frances Stonor Saunders, est décédée le 31 août à l’âge de 60 ans. L’occasion d’un hommage.

Martin Bernard