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Chronique de la modernité suisse

Marie Céhère

Par Marie Céhère · Publié le 2 septembre 2019 · 4 min de lecture

Comment faire face aux grandes surfaces? 

«Le Suisse trait sa vache / et vit paisiblement» a écrit Victor Hugo.

En effet, au commencement était la vache: machine vivante, usine à lait et à viande, providentielle pour un petit pays, pauvre en matières premières, riche en glaciers et pâturages. La femme aussi, mais cela ne se dit pas tellement. Revenons donc à la vache, et au lait, avant que l’homme ait eu l’idée de le mettre en briques. Et à la tomme, dont la forme rappelle celle de la pièce de monnaie, et non l’inverse. C’est du milieu du XIXe siècle que datent les débuts du capitalisme suisse, de la banque. Ensuite, comme le veut toute histoire de la modernité, tout va très vite. En 1909, le premier chemin de fer international à travers les montagnes amène les touristes et les alpinistes anglais. En 1929, on construit le premier barrage hydroélectrique. C’est le début d’une longue litanie d’innovations qui commence, dans la famille de Jérôme Meizoz, originaire du Haut Val en Valais, par le remplacement des ventouses, en cas de refroidissement, par le Pulmonix en tube. Conseillé par les médecins, vendu par le pharmacien, validé par la science: le contraire d’un «remède de grand-mère».

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