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Oprah Winfrey: grande penseuse du capitalisme néolibéral

Diana-Alice Ramsauer

Par Diana-Alice Ramsauer · Publié le 10 janvier 2018 · 4 min de lecture

Super! sur les réseaux sociaux, vous avez certainement tous vu passer le «touchant discours» de Oprah Winfrey aux Golden Globes sur le harcèlement sexuel. «Dire la vérité est l‘outil le plus puissant que nous avons tous (toutes)!» Merci pour ce conseil Oprah, c’est novateur. Sur Twitter, on lui demande même de se lancer dans la conquête de la Maison Blanche.

Sommaire

Cela dit, posons-nous les bonnes questions: pourquoi Oprah Winfrey est-elle si aimée des Américains (et pas seulement). A cet égard, The Guardian donne quelques pistes tout à fait savoureuses dans son article: Oprah Winfrey: one of the world’s best neoliberal capitalist thinkers (Oprah Winfrey: l’une des plus grandes penseuses du capitalisme néolibéral), tiré du livre New Prophets of Capital de Nicole Aschoff.

Premièrement, Oprah est un symbole de «success story» à l’américaine. Alors que partout dans notre monde occidental les nouveaux emplois demandent de plus en plus de souplesse, de flexibilité, de capacité d’innovation et d’investissement personnel, que le stress est omniprésent et le burn-out aussi courant qu’un bon vieux rhume en hiver, Oprah raconte simplement les histoires de sa vie. Elle nous aide à faire face aux difficultés et améliorer notre existence.

«Il faut apprendre à s’aimer»

Dans les premières années de son émission, les invités et les téléspectateurs étaient encouragés à surmonter leurs problèmes par le renforcement de l’estime de soi. «Il faut apprendre à s’aimer». Par la suite, ce sont les thèmes de spiritualité et de responsabilité individuelle qui se sont imposés. Un flot de gourous prônaient année après année un même discours:

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