Réservé aux abonnés

L’Exégèse de Philip K. Dick

Yves Tenret

Par Yves Tenret · Publié le 6 janvier 2018 · 8 min de lecture

L’Exégèse de Philip K. Dick
Philip K. Dick, un écrivain réellement hors du commun. - © DR

Composée de milliers de pages de notes manuscrites, de lettres et de travaux préparatoires pour de nouveaux romans, L'Exégèse constitue une part fondamentale et mystérieuse de l'œuvre de l’écrivain américain, mort en 1982, à l’âge de 53 ans.

Sommaire

En mars et en avril 1974, Philip K. Dick vit des expériences étranges et il va consacrer les huit dernières années de sa vie à essayer de les démêler.

Le mot exégèse veut dire commentaire et on l’utilise surtout à propos de la version catholique de la bible. Une exégèse va à la fois approfondir le contexte historique de l’écriture du texte, ou du fragment de texte dont on parle, et la part de supposées révélations qu’il contient.

Mais ici, s’aidant d’une prose fébrile et tenace, comme dans ses fictions, Philip K. Dick passe de la confession personnelle à l’érudition ésotérique, tout en multipliant les récits de rêves, questionnant inlassablement la nature de la réalité, la versatilité de l’espace, la relativité du temps et l’infinité des rapports possibles de l’homme au divin.

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

François d’Assise raconté par Frédéric Pajak

CultureArticle

François d’Assise raconté par Frédéric Pajak

Frédéric Pajak fait paraître le 11e volume de son «Manifeste incertain». Un volume consacré pour l’essentiel au «poverello» dont on célèbre cette année le 800e anniversaire de la mort. Deux autres textes, plus personnels, évoquent la jeunesse qui s’en est allée, les amis qui meurent, des souvenirs d’enfance et de jeunesse, Gênes…

Patrick Morier-Genoud

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

CultureArticle

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

Pour contrer les Soviétiques durant la guerre froide, les Etats-Unis menèrent une véritable offensive culturelle qui se poursuit de nos jours. Elle se déploya tous azimuts afin d’ancrer dans les mentalités européennes la supériorité de l’Amérique. Il existe un livre de référence à ce sujet, publié en 1999: «Qui menait la danse? La CIA et la guerre froide culturelle». Son autrice, la Britannique Frances Stonor Saunders, est décédée le 31 août à l’âge de 60 ans. L’occasion d’un hommage.

Martin Bernard