Elles vous captent dans le blanc des yeux et connaissent par cœur le secret des iris, miroirs de l'âme. Filles et petites filles d’ocularistes, Milena et Marina Buckel prennent la relève et sculptent des yeux de toutes les couleurs, dans un verre lisse et brillant. Dans leur atelier genevois de Perly, elles créent la prothèse qui redonnera vie à un regard éteint.
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A l’ère industrielle, dopée par le numérique, la technologie et l’automatisation des gestes les plus simples, des métiers ancestraux délaissés renaissent ou refusent de mourir. Comme les légumes oubliés, l’artisanat, des techniques de production, d’élevage ou d’activités quotidiennes abandonnées retrouvent leurs lettres de noblesse et séduisent même de plus en plus de jeunes. Ils sont forgerons, ocularistes, bergers, vignerons, cordonniers, musiciens… Tous parlent d’avenir, portés par des valeurs éthiques et les contacts humains.
Isabel Jan-Hess (texte) et Noémie Desarzens (vidéo)
Les sœurs Milena et Marina Buckel: des yeux pour les autres. © Bon pour la tête
Il y a plus de 4000 ans que l’Homme transforme le sable en verre. Avec cette silice, chauffée à plus de 800 degrés, Marina et Milena Buckel sculptent… des yeux! De ceux qui réveillent un visage éteint. A 31 et 33 ans, les deux sœurs marchent sur les pas de leurs aïeuls et fabriquent des «yeux de verre».





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