Jamais les leaders européens n’ont été aussi impopulaires. Crise en vue?


Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Keir Starmer: les principaux dirigeants européens battent des records d'impopularité, tandis que les leaders dits «populistes» résistent mieux à l'épreuve de l'opinion. Au-delà des sondages, ce décrochage interroge la capacité des élites libérales à entendre les attentes de leurs peuples et à répondre à leurs préoccupations essentielles.
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Que la cote des dirigeants politiques s’effondre après deux ou trois ans de mandat faisait partie de la norme. On sait tous que le pouvoir use, et qu’il use davantage en démocratie que dans les autres régimes. Mais le fait que la popularité des gouvernants s’écroule après quelques mois de pouvoir seulement, à des niveaux de désamour abyssaux, est une nouveauté inquiétante. Surtout quand ce phénomène touche les principaux leaders européens.
Mi-mai, le journal allemand Die Welt publiait les résultats du dernier sondage sur la cote de Friedrich Merz. Résultat: 84 % d’insatisfaits qui se disent «inquiets pour l’Allemagne» et «mécontents de la politique gouvernementale». Cela, un an seulement après l’accession du chancelier démocrate-chrétien au pouvoir.
Il existe une infinité de sondages mais tous donnent peu ou prou le même résultat. L’un des plus récents, réalisé en avril dernier par Statista (Approval Ratings of Selected World Leaders), plaçait Merz à l’avant-dernière place avec 19 % de taux d’approbation, tandis qu’Emmanuel Macron fermait la marche avec 18 %. Le président français obtient d’ailleurs la palme de la durabilité en termes d’impopularité. L’antépénultième position était attribuée au Britannique Keir Starmer avec 27 % d’opinions favorables seulement. Les trois premières puissances européennes qui figurent au bas de l’échelle de popularité des leaders mondiaux, c’est du jamais vu.


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