Réservé aux abonnés

Une parfaite émotion

Patrick Morier-Genoud

Par Patrick Morier-Genoud · Publié le 14 février 2025 · 1 min de lecture

Une parfaite émotion

«A Complete Unknow», James Mangold, 2h20.

Voilà un film qui semble faire l’unanimité, tout le monde le trouve réussi. Pourquoi alors en parler? Bob Dylan est une star depuis soixante ans, il a reçu le prix Nobel de littérature en 2017, et aujourd’hui le biopic que James Mangold lui consacre cartonne. Un biopic qui ne couvre que le début des années 1960, de l’arrivée de Dylan à New York à son passage à la guitare électrique en 1965 à Newport qui fit scandale auprès du public du festival de musique folk. Pourquoi en parler, donc? Parce que ce film ravive l’émotion adolescente de la découverte des chansons de Dylan. Aussi pour la performance des actrices et des acteurs et le talent du réalisateur, bien sûr, mais ça, tout le monde en a déjà parlé. En parler, encore, pour dire que l’on peut tomber aussi facilement amoureux de l’actrice qui incarne Joan Baez que de son modèle. Au-delà des personnalités qu’il met en scène, A Complete Unknow (Un parfait inconnu en français) est l’histoire d’un devenir à l’œuvre, du désir que n’éteint aucun plaisir. Dans les Inrockuptibles, James Mangold explique comment il a obtenu la confiance de Bob Dylan: «Quand je suis venu le voir avec mon script, il m’a demandé de quoi le film parlait. Je lui ai répondu que c’était l’histoire d’un jeune garçon qui suffoquait, alors il fuyait dans une grande ville, chantait des chansons, trouvait l’amour et le succès, puis se remettait peu à peu à suffoquer.»  

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

Le créateur romand qui brille en Allemagne

CultureArticle

Le créateur romand qui brille en Allemagne

Julien Chavaz, 44 ans, qui a étudié le théâtre à Lausanne et Genève, traîné ses guêtres sur plusieurs scènes européennes, est couvert de prix pour ses multiples activités créatrices. Il est aujourd’hui superintendant du Théâtre-Opéra de Magdeburg, en Sachsen-Anhalt. Au cœur de la bataille politico-culturelle qui s’annonce.

Jacques Pilet

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

CultureArticle

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

Pour contrer les Soviétiques durant la guerre froide, les Etats-Unis menèrent une véritable offensive culturelle qui se poursuit de nos jours. Elle se déploya tous azimuts afin d’ancrer dans les mentalités européennes la supériorité de l’Amérique. Il existe un livre de référence à ce sujet, publié en 1999: «Qui menait la danse? La CIA et la guerre froide culturelle». Son autrice, la Britannique Frances Stonor Saunders, est décédée le 31 août à l’âge de 60 ans. L’occasion d’un hommage.

Martin Bernard