Succès significatif pour «Le Comte de Monte-Cristo»

Loris Salvatore Musumeci

Par Loris Salvatore Musumeci · Publié le 9 août 2024 · 2 min de lecture

Succès significatif pour «Le Comte de Monte-Cristo»

«Le Comte de Monte-Cristo», Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière, avec Pierre Niney, Bastien Bouillon et Anaïs Demoustier, 2024.

Sur grand écran depuis un mois, la nouvelle adaptation du roman d’Alexandre Dumas père n’en finit pas de remplir les salles. En entrant dans sa cinquième semaine de diffusion, Le Comte de Monte-Cristo a dépassé la barre des 5 millions d’entrées, se hissant à la deuxième place du box-office en France. C’est une quatrième place en Suisse avec plus de 60’000 entrées actuellement. Au-delà des chiffres dont les littéraires romantiques amateurs du comte se fichent, le message est bien passé: les spectateurs raffolent d’aventures romanesques, d’amours impossibles, d’épées, de masques et de plumes. Nous reviendrons prochainement sur ce qui rend le roman de Dumas si fascinant – le temps d’avaler les deux tomes à l’épaisseur redoutable… Il est en revanche fondamental de remarquer ici qu’un tel succès n’est pas anodin. Le message quant aux goûts du public est clair, mais il faut voir plus loin. Les spectateurs n’aiment pas seulement l’aventure, ils en ont besoin. Besoin de rêver au grand amour, besoin de s’évader, besoin de prendre le large, besoin d’équilibrer son cœur entre les émotions qui pétillent et la raison qui calme. Le spectateur du XXIème siècle, face à son écran d’ordinateur, n’a pas moins besoin de contempler l’horizon et d’accomplir sa vie d’homme ou de femme, au-delà du virtuel. Tout un chacun peut se retrouver dans un aspect ou l’autre de la vie du comte. Sans forcément avoir passé 14 années au cachot, qui n’a jamais été trahi, qui n’a jamais eu soif de vengeance, qui n’a jamais eu besoin de s’évader? Le comte nous ressemble. Aller voir ce film, c’est un voyage vers l’extérieur autant que vers l’intérieur: prendre le large à travers mers et forêts, entrer dans son cœur et y voir ses blessures et ses forces. Et avant de plonger dans les eaux agitées du roman comme moi, naviguez sur fauteuil face au Comte de Monte-Cristo, en appréciant ce film, en tant que film. Sublime spectacle aux images travaillées et percutantes, des paysages à couper le souffle, des châteaux ahurissants de majesté et une bande originale qui est un délice pour les oreilles, vous prenant aux tripes et vous donnant l’élan pour vous lever et vivre l’aventure. Sans oublier bien sûr la beauté émouvante des acteurs: Pierre Niney au corps grâcieux, au regard plus saisissant que jamais, Anaïs Demoustier d’une sensualité élégante aux expressions faciales hypnotisantes, et les deux jeunes premiers Anamaria Vartolomei et Vassili Schneider frais, magnifiques, surprenants et prometteurs.

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