Enfin une enquête sur les agissements de Ursula von der Leyen

Bon pour la tête

Par Bon pour la tête · Publié le 5 avril 2024 · 3 min de lecture

Enfin une enquête sur les agissements de Ursula von der Leyen
Ursula von der Leyen à Strasbourg lors du discours sur l'Etat de l'Union, en septembre 2021. © European Parliament

Alors que les médias de «grand chemin» se taisent, le site «Courrier des stratèges» livre une information importante sur la présidente de la Commission européenne candidate à sa réélection. Citation.

«L’année dernière, le quotidien américain The New York Times a attaqué la Commission européenne en justice pour avoir refusé de rendre public des messages échangés par la présidente Ursula von der Leyen et le PDG de Pfizer, Albert Bourla. Selon Politico, une autre plainte pénale a été déposée par un citoyen belge. Les responsables du Parquet européen auraient décidé de reprendre l’enquête auprès des autorités belges. Pour mémoire, l’attribution du contrat de 35 milliards d’euros entre l’Union européenne et Pfizer pour son injection anti-Covid, impliquerait les relations personnelles entre la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, son mari, et Albert Bourla, le PDG de Pfizer. Le conflit d’intérêts et le manque de transparence autour de ces contrats ont été dénoncés par un groupe d’eurodéputés, malheureusement sans succès à ce jour. Si le parquet européen avait annoncé l’ouverture d’une enquête en octobre dernier, la Commission garde le silence concernant ces échanges par SMS. Cela a alimenté une certaine méfiance des Européens, selon la médiatrice européenne, Emily O’Reilly. Selon Politico, le Parquet européen aurait repris l’enquête auprès des autorités belges, selon des rapports de suite à des allégations d’ingérence, de destruction de SMS, de corruption et de conflits d’intérêts.

Soupçons d’ingérence et de corruption

Auparavont, l’enquête concernant les échanges de SMS entre la présidente de la Commission européenne et le PDG de Pfizer était basée sur de simples plaintes administratives. Puis, le New York Times a intenté une action contre la Commission devant la Cour de justice de l’Union européenne l’année dernière pour manque de transparence. Pour mémoire, l’attribution du contrat de 35 milliards d’euros entre l’Union européenne et Pfizer pour son injection anti-Covid, impliquerait les relations personnelles entre la Présidente de la Commission Ursula von der Leyen, son mari, et Albert Bourla, le PDG de Pfizer.

L’affaire portait alors le nom de «Delegate». Cette fois, elle a pris une tournure pénale et Ursula von der Leyen en est la principale cible.

L’ouverture de cette enquête fait suite à une plainte déposée par un citoyen belge de 35 ans, Frédéric Baldan, qui a décidé de déposer une plainte pénale contre la présidente de la Commission. Ce lobbyiste professionnel, spécialisé dans les relations commerciales entre l’UE et la Chine, l’accuse d’avoir négocié les acquisitions des vaccins contre le Covid-19 avec Albert Bourla, à la place des Etats membres. Elle est accusée « d’usurpation de fonctions et de titre ». On lui a aussi fait porter la charge de « destruction de documents publics » et de « prise illégale d’intérêts et corruption ».

Selon les allégations, la présidence de la commission a fait une négociation « directe et secrète » pour l’achat des vaccins contre le Covid-19, sans avoir obtenu un mandat auprès des Etats membres de l’UE. Elle a aussi supprimé les textos qui renfermaient des informations importantes concernant les accords. Notons que de cette négociation serait née le plus gros contrat d’achat de vaccins anti-Covid-19 en Europe. Il concerne l’acquisition de 1,8 milliard de doses de vaccin d’un montant de 35 milliards d’euros et il a été signé le 19 mai 2021.

Selon un rapport du Financial Times, Pfizer aurait accepté de prolonger le contrat de fourniture de vaccin contre le Covid-19 avec l’Union européenne pour la période 2023 à 2026. Toutefois, le fabricant de médicaments a ajouté quelques modifications dans son contenu, incluant notamment la baisse de 40% de la quantité de doses fournies, la possibilité de retarder la livraison des vaccins ainsi que le paiement des doses commandées et non livrées. Une situation qui a suscité la colère et l’indignation de quatre pays, la Pologne, la Lituanie, la Hongrie et la Bulgarie.»

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

L’Europe ne doit pas être le choix du moins pire pour la Suisse

GéopolitiqueCourrier des lecteursLibre

L’Europe ne doit pas être le choix du moins pire pour la Suisse

Selon notre lecteur Daniel Rousseau, une partie de l’élite politique suisse serait prête à sacrifier l’indépendance du pays au confort d’une tutelle européenne. Critique des nouveaux accords avec l’UE comme de la logique de vassalité, il défend une Suisse capable de négocier sans se choisir un maître. Une stratégie qui, selon lui, a permis à la Confédération de prospérer malgré sa petite taille.

Bon pour la tête

Ceuta, le mirage mortel

GéopolitiqueArticle

Ceuta, le mirage mortel

En une nuit de juillet 2026, soixante-dix mille jeunes Marocains ont tenté de franchir à la nage, ou en escaladant un grillage, la frontière qui sépare le Maroc de Ceuta, enclave espagnole au Maghreb. Une rumeur virale, un chômage endémique et l'instrumentalisation politique du drame par l'extrême droite européenne racontent, un mois plus tard, l'histoire d'une jeunesse prise entre deux mirages: celui de l'Eldorado et celui de l'invasion.

Sid Ahmed Hammouche