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Israël, au-delà du brouhaha médiatique

Martin Bernard

Par Martin Bernard · Publié le 27 octobre 2023 · 4 min de lecture

Israël, au-delà du brouhaha médiatique
Scènes de destruction et collecte des corps des victimes de l'attaque du Hamas sur Israël, ici au kibboutz Be'eri, près de la frontière avec la bande de Gaza, le 11 octobre dernier. - © Kobi Gideon / GPO - source officielle

Après l’unilatéralité de la couverture sur la Covid et la guerre en Ukraine, voici que les grands médias à nouveau concentrent (presque) toute leur attention sur la guerre entre le gouvernement israélien et les Palestiniens de la bande de Gaza. La machine médiatique bat son plein, avec son lot d’experts de plateaux cachant mal leur partisanisme, réagissant à l’émotion par l’émotion. En un mot: jetant de l’huile sur le feu.

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Relai de propagande aussi, comme l’affaire des 40 bébés «décapités» dans le kibboutz de Kfar Aza, non confirmée, qui rappelle furieusement l’opération de relation publique sur les couveuses koweitiennes en 1990.

Au milieu du brouhaha, des contradictions flagrantes aussi. L’inénarrable Bernard-Henri Levy, qui affirme au micro de Darius Rochebin que les combattants du Hamas sont des «escadrons néonazis» … lui qui n’hésitait pas à s’afficher en Ukraine au côté d’éléments du bataillon Azov reconnus comme néonazis. Quand on lutte contre le néonazisme et le fascisme, il faut le condamner partout. A commencer au sein même du gouvernement de Tel Aviv, dont le suprémacisme religieux laisse songeur jusqu’aux Israéliens, qui manifestaient dans la rue depuis le début de l’année. Depuis fin 2022, en effet, plusieurs ministères sont aux mains de figures de l’extrême droite du pays. Des sionistes religieux qui n’ont eu de cesse d’encourager la colonisation en Cisjordanie, exacerbant les tensions.

Les pro-palestiniens, des «néonazis»?

En France, la droite, qui avait plus sagement que la gauche questionné les mesures liberticides de la crise Covid et mis en perspective de manière intelligente le traitement médiatique de la guerre en Ukraine, s’est ici rangée dans sa globalité derrière l’Etat d’Israël, laissant aux partis de gauche, NUPES en tête, le soin d’endosser une ligne plus critique. La situation est similaire en Suisse. Rien de très original. Simple retour à la normale dans les oppositions idéologiques entre les extrêmes de l’échiquier politique.

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