La vie qui pourrait être si… Si quoi?

Patrick Morier-Genoud

Par Patrick Morier-Genoud · Publié le 1 avril 2022 · 1 min de lecture

La vie qui pourrait être si… Si quoi?

«Ma vie merveilleuse», Łukasz Grzegorzek, Netflix, 1h39.

Jo a une cinquantaine d’années, elle est professeure d’anglais dans un lycée dont le directeur est son mari. A la maison, elle gère tout. Dans l’appartement vivent Jo et son époux, leur fils aîné, sa femme et leur jeune enfant, leur fils cadet, ainsi que la mère de Jo, atteinte d’Alzheimer. C’est bruyant, chaotique, sans intimité. Heureusement pour elle, l’héroïne de Ma vie merveilleuse (Moje wspaniale zycie Aka, en polonais) dispose de l’ancien appartement de ses parents. Elle y donne des cours de rattrapage à ceux de ses élèves qui en ont besoin, y fume de la marijuna en écoutant de la musique et s’y livre à de riantes galipettes avec son amant. Cette vie secrète l’épanouit mais la culpabilise sans doute aussi: elle est un peu hypocondriaque. Et voilà qu’un maître chanteur s’en mêle. Ce très bon film polonais ne fait la morale ni à ses personnages ni aux spectateurs. Il ne dit pas ce qui devrait être, se contente de montrer comment agit cette femme, visiblement tiraillée entre la vie qui est la sienne et celle qui pourrait être si… Si quoi? Jo est interprétée par la tout à fait formidable Agata Buzek.  

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

Le créateur romand qui brille en Allemagne

CultureArticle

Le créateur romand qui brille en Allemagne

Julien Chavaz, 44 ans, qui a étudié le théâtre à Lausanne et Genève, traîné ses guêtres sur plusieurs scènes européennes, est couvert de prix pour ses multiples activités créatrices. Il est aujourd’hui superintendant du Théâtre-Opéra de Magdeburg, en Sachsen-Anhalt. Au cœur de la bataille politico-culturelle qui s’annonce.

Jacques Pilet

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

CultureArticle

Qui mène la danse? La CIA, inévitablement!

Pour contrer les Soviétiques durant la guerre froide, les Etats-Unis menèrent une véritable offensive culturelle qui se poursuit de nos jours. Elle se déploya tous azimuts afin d’ancrer dans les mentalités européennes la supériorité de l’Amérique. Il existe un livre de référence à ce sujet, publié en 1999: «Qui menait la danse? La CIA et la guerre froide culturelle». Son autrice, la Britannique Frances Stonor Saunders, est décédée le 31 août à l’âge de 60 ans. L’occasion d’un hommage.

Martin Bernard