Le récit dessiné d’une vie militante à l’extrême gauche

Patrick Morier-Genoud

Par Patrick Morier-Genoud · Publié le 4 février 2022 · 1 min de lecture

Le récit dessiné d’une vie militante à l’extrême gauche

«Elise et les nouveaux partisans», Dominique Grange et Jacques Tardi, Editions Delcourt, 176 pages.

Dominique Grange avait 18 ans lorsqu’elle est arrivée à Paris, en 1958. A Paris où, le 17 octobre 1961, des centaines d’Algériens sont massacrés par la police lors d’une manifestation, et où, le 8 février 1962, neuf manifestants meurent au métro Charonne dans le cadre d’une autre manifestation contre la guerre d’Algérie. C’est par ces deux événements que s’ouvre le récit largement autobiographique, et mis en images par son compagnon Jacques Tardi, de Dominique Grange. Elle y relate son engagement politique et son militantisme au sein de l’extrême gauche maoïste, Mai 68, la clandestinité… En 1969, elle fait partie des militants venus des milieux étudiants qui vont aller travailler à l’usine pour catéchiser les ouvriers. Elise et les nouveaux partisans parle d’une époque – les années soixante et septante – où l’idée du Grand Soir enthousiasmait, souvent aveuglément, les contestataires. Dominique Grange n’a aujourd’hui pas renoncé à ses idéaux. Jacques Tardi non plus, qui, rappelons-le, a refusé la Légion d’honneur en 2013. Quoi que l’on en pense, il n’est pas inutile de se souvenir qu’à côté du récit dominant, il en est d’autres, pas moins réels.   

La chanson «Les Nouveaux Partisans», écrite et interprétée par Dominique Grange

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