Ukraine

Page 5 · revenir au début

Choc politique majeur en Roumanie

GéopolitiqueArticleLibre

Choc politique majeur en Roumanie

A croire les médias hâtifs, c’est tout simple: un candidat «pro-russe» et «extrémiste de droite» a gagné le premier tour des élections présidentielles en Roumanie, membre de l’UE et de l’OTAN. Evénement bien plus compliqué en fait et porteur de grands enjeux pour l’Europe.

Jacques Pilet

Quand les grands jouent avec le feu

GéopolitiqueArticleLibre

Quand les grands jouent avec le feu

La troisième guerre mondiale en vue? On peut voir dans ce qui se passe ces jours «une tempête dans un verre d’eau», comme disent des généraux de plateau sur une télé française. Ou des menaces de part et d’autre à prendre au sérieux. Les opinions publiques ont plutôt tendance à considérer cela d’un œil distrait par tant d’autres drames, ou comme une série TV compliquée dont on a attend la fin avachi sur le divan. Rappel des faits. Et rappel de l’histoire.

Jacques Pilet

Quand les soldats n’en peuvent plus

PhilosophieArticleLibre

Quand les soldats n’en peuvent plus

Gouvernements et états-majors suivent avancées et reculs des guerres à distance, sur les cartes. Les hommes au front les vivent dans leur chair, dans leurs têtes, entre la vie et la mort. Quand elles durent arrive un moment où ils sont moins, ou plus du tout enflammés par les discours belliqueux. Ils commencent à s’interroger sur le sens de leurs sacrifices. Nombre d’appelés préfèrent se cacher, quitter leur pays. C’est le cas en Ukraine. Et, dans une moindre mesure, en Israël.

Jacques Pilet

La tentation de la guerre à outrance sur tous les fronts

GéopolitiqueArticle

La tentation de la guerre à outrance sur tous les fronts

Jusqu’où ira l’escalade de la guerre? En Palestine, c’est clair, Netanyahou continuera sa guerre aussi longtemps qu’il le voudra puisque personne, et surtout pas les Occidentaux, ne s’oppose à ce qu’il poursuive le massacre des Palestiniens, où qu’ils se trouvent. En Ukraine, c’est un peu plus flou puisque l’adversaire n’est pas une armée de déguenillés en keffieh et sandales mais une puissance nucléaire. Dans tous les cas, l’escalade des tensions est la même sur les deux fronts, même si le second, vu le désastre global qui pourrait s’ensuivre, exige davantage de précautions.

Guy Mettan

Victoria Nuland: le crime contre la paix était (presque) parfait

GéopolitiqueArticle

Victoria Nuland: le crime contre la paix était (presque) parfait

Récemment, un journaliste suisse se vantait de ne pas connaître Victoria Nuland, ancienne secrétaire d’Etat adjointe et ex-numéro 2 du Département d’Etat américain en charge de l’Europe et de l’Eurasie, qui a quitté ses fonctions au printemps dernier. Il avait raison car connaître et reconnaître Victoria Nuland eût été admettre que celle-ci avait été la cheville ouvrière du coup d’Etat qui a renversé le président ukrainien légitime Viktor Yanoukovitch en février 2014 et qu’elle était l’autrice de la fameuse phrase «Fuck the EU!» quand on lui avait objecté que les Européens, qui venaient de signer un accord avec Yanoukovitch, auraient pu désapprouver cette manière de faire.

Guy Mettan

Avons-nous désappris à penser?

PhilosophieArticle

Avons-nous désappris à penser?

Dans un essai paru il y a deux ans, le reporter indépendant et ancien correspondant de guerre Gianluca Grossi (un visage assez connu outre-Gothard pour avoir présenté le téléjournal) établit un parallèle éclairant entre notre manière de parler de la guerre en Ukraine et l’attitude qui a été la nôtre (et le discours adopté par des médias) pendant les deux années de pandémie de Covid. Il y brosse un tableau nécessaire parce que sincère (quoique pas toujours très flatteur) de la manière dont les médias et la société ont géré la crise. Dans l’espoir que certains écueils (notamment l’analyse exclusivement fondée sur une lecture clinico-médiale de la réalité) et réflexes sauront être évités à l’avenir.

Bon pour la tête

Que faire après le Bürgenflop?

GéopolitiqueArticleLibre

Que faire après le Bürgenflop?

Vingt-quatre heures à peine après que les tapis rouges eurent été remballés au Bürgenstock, le Secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg s'est précipité à Washington pour y appeler ses membres à faire payer la Chine pour son soutien à la Russie et leur réclamer encore davantage d'armes pour l'Ukraine. En matière d'engagement pour la paix, on a vu mieux. Même avec la meilleure volonté du monde, il est difficile de ne pas voir le «Sommet de la paix» organisé par la Suisse comme un Bürgenflop, selon l'expression popularisée par l'ancien ambassadeur Georges Martin.

Guy Mettan

Débarquement: un 80ème anniversaire indécent

HistoireArticle

Débarquement: un 80ème anniversaire indécent

Il y a trente ans, à l'occasion du 50ème anniversaire du Débarquement, j'avais fait une longue interview d'un résistant serbo-français qui avait survécu pendant dix-huit mois dans le camp de Neuengamme et avait miraculeusement survécu à un bombardement anglais du bateau sur lequel les SS avaient enfermé les déportés durant les derniers jours d'avril 1945. Il est décédé aujourd'hui mais il m'avait donné cette recommandation: «N'oublie jamais que ce sont les Russes et l'Armée rouge qui nous ont libéré du nazisme. Pas les Britanniques, ni les Américains.»

Guy Mettan

HistoireArticleLibre

Que vient faire en Normandie Volodymyr Zelensky?

Il y a quatre-vingts ans, au tout début de juin 1944, les Alliés occidentaux se disposaient à débarquer sur les plages normandes afin de libérer la France. L’Allié soviétique, lui, se préparait à lancer sa fameuse «opération Bagration», offensive de grande ampleur contre le Heeresgruppe Mitte (groupe d’armées Centre) afin de libérer la Biélorussie et avancer en Pologne.

Bon pour la tête

Le Bürgenstock peut réussir…  Mais sans Zelensky (ni Cassis)

GéopolitiqueArticle

Le Bürgenstock peut réussir… Mais sans Zelensky (ni Cassis)

Le buisson du Bürgenstock cache la forêt dévastée de la diplomatie suisse. Pardonnez-moi cette métaphore éculée, mais c'est hélas la triste réalité. Depuis l'entrée en fonction d'Ignazio Cassis en 2017, aggravée par l'arrivée de Viola Amherd à la tête du Département de la Défense en 2018, tous deux farouches défenseurs d'un réalignement sur l'OTAN et les Etats-Unis, la politique étrangère suisse a basculé. Dans le mauvais sens.

Guy Mettan