Nature

Faire ou ne pas faire partie du vivant

PhilosophieArticle

Faire ou ne pas faire partie du vivant

La troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (Unoc), à Nice, est porteuse de promesses. Celles-ci seront-elles tenues? On peut raisonnablement en douter. Peut-être parce que le problème est pris par le mauvais bout.

Patrick Morier-Genoud 13 juin 2025 3 min de lecture

Réintégrer l’humanité à la nature

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Réintégrer l’humanité à la nature

Il existe deux clés pour ce que l'on appelle généralement la «vie humaine». La première consiste à ne pas croire au concept profondément ancré, mais absurde, du libre arbitre. La seconde, directement liée à la première, est la prise de conscience que rien – absolument rien dans le cosmos – ne peut être autre que ce qu'il est à chaque instant de l'existence. Lorsque l'on saisit véritablement ces deux idées, que peut-on faire? Etre heureux? Vivre avec soi-même? Accepter toutes les joies et les horreurs de la vie? Etre tolérant? Etre bienveillant envers les autres? Traverser la vie avec un minimum de dommages et un maximum de joie? Aimer? Ne jamais haïr? Etre enclin à la paix? Avoir une nouvelle perspective sur la mort? Eviter la folie?… Peut-être un peu de tout cela. Prenons une pelle et creusons.

Jon Ferguson

Tous les chemins mènent à l’homme, et bien plus si affinités

CultureArticle

Tous les chemins mènent à l’homme, et bien plus si affinités

Dans son «Histoire des routes et de ceux qui les ont empruntées», l’écrivain-voyageur anglais Robert Macfarlane nous entraîne dans un périple fascinant à travers l’espace et le temps. Des empreintes humaines du Néolithique aux collines sous surveillance des alentours de Ramallah, «Par les chemins» conjugue savoir et poésie avec une prodigieuse porosité et une limpidité d’expression non moins remarquable.

Jean-Louis Kuffer

CultureArticle

La nature, est-ce bien naturel?

Une Anglaise a confondu un pompon de bonnet et un hérisson tandis que d’autres confondent le mariage et l’amour, ce qui n’est pas plus malin mais tout aussi compréhensible. Quant à la sexualité, nous n’avons jamais fini de l’explorer, notamment lorsqu’elle passe par les tétons. C'est dingue tout ce que nous apprennent les médias!

Patrick Morier-Genoud

En matière de sexe, dans la nature la norme c’est la diversité

Sciences et technologiesArticle

En matière de sexe, dans la nature la norme c’est la diversité

Femelles se reproduisant sans mâle, crapauds obsédés sexuels, girafes gays, mouettes bisexuelles, oiseaux draguant en offrant des fleurs, bonobos exhibitionnistes… L’excellent livre «Bêtes de sexe, la diversité amoureuse des humains et des autres animaux» de Marc Giraud et Annabelle Pongratz, qui vient de paraître aux Editions Delachaux et Niestlé, est un formidable voyage au cœur de la sexualité des animaux – dont nous, Homos sapiens.

Patrick Morier-Genoud

L’art, une arme contre la destruction de l’Amazonie

CultureArticleLibre

L’art, une arme contre la destruction de l’Amazonie

Photo Elysée présente «Broken Spectre» jusqu’au 25 février, une œuvre d’art engagé grandiose de l’artiste irlandais Richard Mosse (1980). L’expérience immersive narre la destruction en «live» du poumon de la planète. Aux images d’une nature intense à l’état pur, l’artiste oppose le carnage environnemental encore autorisé du temps de Bolsonaro.

Michèle Laird

CultureArticleLibre

Prune souffre-t-elle du syndrome de Stockholm?

Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Attentive aux problématiques environnementales et à la souffrance animale, elle ne parvient pas à quitter son amant agriculteur malgré le fait qu’il soit carnivore et peu sensible à la biodiversité. Son malaise, Prune en fait de l’art conceptuel, tandis que son frère et sa mère sont un peu tendus, contrairement à son père qui, lui, est très détendu. Par contre, son oncle Jean-Michel, journaliste, déprime un peu.

Patrick Morier-Genoud

Mort ou vif: une vaste épopée du végétal

CultureArticle

Mort ou vif: une vaste épopée du végétal

Citant Thucydide, «il faut choisir: se reposer ou être libre», Alain Amariglio, dans «Des plantes et des hommes», qui vient de paraître aux éditions du Canoë, prend comme objet d’étude, par des voies mythologiques, économiques, historiques ou littéraires, une plante connue ou rare, contemporaine ou disparue, et tente d’éclairer le long chemin parcouru par l’humanité avant et après l’impasse productiviste dans laquelle elle continue à s’enfoncer.

Yves Tenret

Les nouveaux Orphées sont au MEG

CultureArticle

Les nouveaux Orphées sont au MEG

Orphée, personnage mythique, fils d’une muse et d’un roi, par les accents de sa lyre charmait et créait des liens avec les autres êtres vivants. L’exposition «Etre(s) ensemble», au Musée d’ethnographie de Genève (MEG) jusqu’au 7 janvier 2024, propose une rencontre avec quelques nouveaux Orphées.

Boas Erez

Jean Prod’hom élargit les seuils de l’univers qui nous contient

CultureArticle

Jean Prod’hom élargit les seuils de l’univers qui nous contient

En un peu plus de cent pages limpides, voire parfois candides, et non moins denses et d’une belle musicalité, le rêveur à la Rousseau, promeneur des marges, que représente l’auteur vaudois, poursuit ses déambulations dans la nature accueillante autant que par le dédale de son existence passée, entre moments de déprime et minutes heureuses, tout à la célébration de «cela simplement qui est», cadeau du présent.

Jean-Louis Kuffer

Denis Grozdanovitch en état de poésie

CultureArticle

Denis Grozdanovitch en état de poésie

Ce n’est pas vraiment une anthologie, plutôt une collection. Ce n’est pas non plus un manifeste, davantage une démonstration. Dans son dernier essai, Denis Grozdanovitch attire l’attention sur les petites choses, les petits plis, autant de cachettes pour la poésie que le fracas des villes et le roulement des pensées utilitaristes risquent de rendre muette.

Marie Céhère

Feux et sécheresses: quand les savoirs indigènes offrent des solutions concrètes

ÉconomieLu ailleursLibre

Feux et sécheresses: quand les savoirs indigènes offrent des solutions concrètes

Dans le contexte climatique qui domine désormais en Australie – où les feux de brousse, les inondations et les épisodes de sécheresses sont de plus en plus nombreux –, les solutions à long terme se font attendre. Elles sont d’autant plus nécessaires que ces catastrophes climatiques coûtent des milliards en raison de la perte de productivité agricole et économique, de la vitalité environnementale et des dépenses liées à la santé mentale des citoyens.

Bon pour la tête