Littérature

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Errances du côté de Lucifer

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Errances du côté de Lucifer

Mais d’où vient cette sensation de fraicheur à la lecture de ce «conte noir» (l’auteur le désigne ainsi) ? De l’écriture du grand écrivain qu’est Jean-Michel Olivier. Simple, dépouillée en apparence, mais riche de mots qui s’ouvrent aux fantasmes. Et aussi parce que cette histoire fait un pied de nez à la doxa ambiante. Vous pensez que la plupart des femmes sont manipulées par les hommes, souvent leurs victimes? Vous ne connaissez pas Lucie.

Jacques Pilet

Les vicissitudes de la modernité

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Les vicissitudes de la modernité

Le fonctionnement, certes aléatoire, d’un photocopieur peut-il donner matière à un roman? Oui, à condition de réunir un auteur comme Daniel Fattore et un éditeur comme Hélice Hélas. Il fallait cette conjonction d’humour délirant et d’ouverture aux explorations littéraires les plus originales pour que le roman «Tolle, lege!» (ramasse et lis!) voie le jour en cette année de pandémie.

Sabine Dormond

Le prince et le migrant

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Le prince et le migrant

Le nom de Lampedusa n’a pas toujours été synonyme de tragédie, celle des migrants venus s’échouer sur ses plages. C’est d’abord le patronyme de l’un des plus grands écrivains italiens du XXe siècle, Giuseppe Tomasi di Lampedusa. L’auteur de ce chef-d’œuvre qu’est Le Guépard, magnifié par le film qu’en a tiré avec non moins de génie Luchino Visconti. Prononce-t-on ce nom, Lampedusa, que c’est au romancier qu’invariablement je pense et au monde, à la société en train de sombrer qu’il dépeint dans son roman. Or il se peut que ce qui s’écrit aujourd’hui à Lampedusa ne soit pas autre chose que son ultime chapitre.

«Les démons» vous emmènent au septième ciel

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«Les démons» vous emmènent au septième ciel

Un roman fou. Excitant, dans tous les sens du terme. Pour deux raisons: son ambiance libertine et légère, son érotisme à foison. Dans un style pimpant, voire léché. Mais aussi saillant, explosif. Avec «Les démons» de Simon Liberati, c’est parti pour une aventure littéraire hors du commun! Dès les premières pages ce livre choque, transgresse et ravit.

Loris Salvatore Musumeci

Quentin Mouron le faux bad boy dynamite tous les clichés

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Quentin Mouron le faux bad boy dynamite tous les clichés

Sous le look trompeur du joli rocker ou du dandy à la coule, le trentenaire multinational dissimule un auteur d’une lucidité rare dont l’écriture s’aiguise de plus en plus. En millenial apparemment cynique, le jeune écrivain construit une œuvre sérieuse et en expansion constante, dont l’hyperréalisme panique fait écho aux romans de Bret Easton Ellis et de Michel Houellebecq. Après son dernier livre paru, le prochain (lu sur tapuscrit) annonce une œuvre possiblement majeure.

Jean-Louis Kuffer

Henry Miller grandeur nature

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Henry Miller grandeur nature

Relu Plexus d’Henry Miller. L’auteur américain disparu il y a quarante ans, en 1980. Un anniversaire passé quasi inaperçu. Peut-être parce qu’on ne lit plus guère Miller. Moi-même, ces dernières années, reprenant l’un de ses livres, je l’abandonnais presque aussitôt. Alors qu’à vingt ans j’avais dévoré La Crucifixion en rose, Tropique du Cancer, Big Sur. Que s’était-il passé? La magie n’y était plus. Je n’arrivais plus à m’intéresser à cet immense fatras. A ce qu’il faut bien appeler le grand bordel de Miller. Or voici que je retrouve, intact, ce que j’ai aimé chez lui, sa générosité, son appétit de vivre. Plus nécessaires que jamais.

Avec Nerval dans le Valois

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Avec Nerval dans le Valois

Rendant hommage à Gérard de Nerval dans le Mercure de France, Guillaume Apollinaire le qualifie d’«esprit charmant » et ajoute, «je l’eusse aimé comme un frère.» Ce cri du cœur, je pourrais le faire mien. Nerval figure en effet parmi ces très rares écrivains et artistes pour lesquels, par-delà l’œuvre, j’éprouve quelque chose de plus que de l’admiration, une forme d’affection. Sentiment que je retrouve chaque fois que je relis Les Filles du feu. En particulier Sylvie, qui prend pour cadre ce Valois si cher à l’auteur.