Cette rayonnante personnalité neuchâteloise — elle a reçu le doctorat honoris causa en 2025, le prix de la Ville en 2015 — a une connaissance approfondie de l’Iran, son pays d’origine, du nôtre, de la France aussi. Après le fracas des manifestations iraniennes et leur abominable répression, après les commentaires enflammés et divergents de la diaspora et ceux, hâtifs, des médias peu informés de l’histoire de la Perse, écoutons la voix de la fille de Abolhassan Bani Sadr, premier président de la République islamique. Laïque, républicain, élu par le peuple en janvier 1980, chassé du pouvoir par les islamistes en juin 1981, exilé à Paris.