CINÉMA

Page 16 · revenir au début

Georgette ou le joyeux Alzheimer

CultureArticle

Georgette ou le joyeux Alzheimer

Votre vieille maman a perdu la tête? D’accord. Mais dans son délire, elle n’est probablement pas si malheureuse que ça. C’est le message véhiculé par un court métrage profondément original, à la fois poétique et didactique, qui vous embarque dans la tête d’une femme atteinte d’Alzheimer. L’auteur d’«Avant loubli», Ferenc Rakoczy, est à la fois psychiatre, cinéaste et fils d’une malade au long cours. Bienvenue en terrain d’aventures hors catégories. Avec vue apaisante sur symptômes anxiogènes.

Anna Lietti

Le Crédit suisse censure le cinéma

CultureArticle

Le Crédit suisse censure le cinéma

Rappel: dans notre article du 3 septembre, nous révélions une curieuse affaire: l’organisme romand d’aide au cinéma (Cineforom) a versé sur le compte de la société de production CAB, à Lausanne, une somme de 18'000CHF pour l’écriture d’un scénario de la cinéaste valaisanne Marie-Laure Baggiolini. Le Crédit suisse a refusé la transaction, parce qu’il s’agit d’un reportage sur une organisation humanitaire à Alep, en Syrie. Après plusieurs démarches, la banque a confirmé sa décision. Elle prétend appliquer des sanctions internationales.

Jacques Pilet

L’esprit d’un lieu

CultureArticle

L’esprit d’un lieu

Premier long métrage d'un ancien élève de l'ECAL, «Les Particules» du Franco-Suisse Blaise Harrison échappe à la chronique adolescente convenue par un sens du lieu (le Pays de Gex, près de Genève) exceptionnel. Un film de sensations diffuses et de pure mise en scène.

Norbert Creutz

Comment les Américains surveillent vos comptes

GéopolitiqueArticleLibre

Comment les Américains surveillent vos comptes

Histoire folle. L’organe d’aide au cinéma romand Cineforom verse une aide à la maison de production CAB. Or, le versement est bloqué par le Crédit suisse. Parce que le motif du paiement comporte le mot «Syrie». Les algorithmes de surveillance se sont affolés. Il s’agit de ne pas déplaire aux Etats-Unis qui imposent partout le boycott de ce pays. Ils tentent ainsi de censurer un documentaire en faveur de la paix à Alep…

Jacques Pilet

Tarantino, l’autre interprétation

CultureArticleLibre

Tarantino, l’autre interprétation

La solitude interprétatoire, vous connaissez? C’est quand vous êtes l’unique personne au monde à avoir compris ce que vous avez compris d’une œuvre. Après avoir éclusé l’océan de commentaires suscités par la séquence finale du dernier film de Tarantino, «Once Upon A Time in… Hollywood», je peux le dire: je vis cette éprouvante expérience. Attention, divulgâchis! Si vous n’avez pas encore vu le film et projetez de le voir, ne faites pas un pas de plus dans votre lecture.

Anna Lietti

Honorer un patrimoine visionnaire

CultureArticle

Honorer un patrimoine visionnaire

A l'occasion de l'inauguration du centre de recherche et d'archivage cinématographique de Penthaz, qui aura lieu les 6 et 7 septembre prochains, Bon pour la tête s'est entretenu avec Frédéric Maire, directeur de la Cinémathèque suisse, qui livre ses analyses entre deux sauts dans le temps.

Bon pour la tête

CultureArticleLibre

La ville dont le prince est un flic

Arnaud Desplechin est de retour avec «Roubaix, une lumière», passé comme de bien entendu par la compétition cannoise. De là à annoncer un «nouveau maître du polar», comme «Télérama», il y a un pas qu'on ne franchira pas tant ce film s'avère inégal et pour finir décevant

Norbert Creutz

La belle politicienne et le journaliste clochard

CultureArticle

La belle politicienne et le journaliste clochard

Comédie romantique pour l'ère Trump/#MeToo, «Séduis-moi si tu peux!», ou plutôt «Long Shot», mêle humour adolescent et intelligence politique en imaginant la rencontre d'un plumitif contestataire et d'une candidate à la présidence des Etats-Unis. Un film tour à tour embarrassant et emballant auquel ne manque qu'un minimum d'exigence formelle

Norbert Creutz

A la découverte des Gilets jaunes, les vrais

CultureArticle

A la découverte des Gilets jaunes, les vrais

Vu de Suisse, «J'veux du soleil!» pourrait n'apparaître que comme un petit film de circonstance franco-français qui ne nous concerne pas vraiment, une oeuvrette d'«agit prop» bâclée à la hâte pour profiter du mouvement des Gilets jaunes. Ce serait oublier un peu vite ses auteurs, Gilles Perret et François Ruffin.

Norbert Creutz