CINÉMA

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La bonne nouvelle, c’est que la terre explose avant la fin du monde

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La bonne nouvelle, c’est que la terre explose avant la fin du monde

Un film satirique déjanté au casting d’enfer (Meryl Streep en présidente des USA et Leonardo Di Caprio en astronome à chemise de coton à carreaux, Jennifer Lawrence en découvreuse de comète et Tim Chalamet en skater angélique, notamment), intitulé «Don’t look up» et traitant de l’extinction de l’humanité avec une légèreté parfois un peu lourdingue mais un regard critique non moins acéré sur le monde actuel (politique, économique, médiatique, matérialiste ou transhumaniste), pétille ces jours au-dessus de la brume pandémique ou endémique, signé Netflix (pour la prod) et Adam McKay. A voir avant le Big Boum…

Jean-Louis Kuffer

Quand Syrien rime avec destin

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Quand Syrien rime avec destin

Documentaire à part, «Love of Fate» de Pierre-Alain Meier se présente comme un film composé de «chutes» d'une autre film, l'admirable «Eldorado» de Markus Imhoof. Bien plus qu'un supplément pour DVD ou qu'un film militant, il profite d'un événement imprévu pour approfondir la question de la crise des migrants, en l'occurrence syriens, et de notre regard sur ces derniers.

Norbert Creutz

Il était une autre fois à Hollywood

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Il était une autre fois à Hollywood

Paul Thomas Anderson revient avec une «comédie d'apprentissage» sur fond de Los Angeles du début des années 1970. Un film plus léger et ostensiblement mineur mais toujours délicieux, qu'il n'est pas interdit de voir comme sa réponse à l'ampoulé «Once Upon a Time in Hollywood» de Quentin Tarantino.

Norbert Creutz

Réseaux sociaux, sentimentalisme et moralisme dans «Un héros»

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Réseaux sociaux, sentimentalisme et moralisme dans «Un héros»

Le réalisateur iranien Asghar Farhadi revient avec un film entre fable morale et réalisme social, entre société traditionnelle et ultra-modernité des technologies. La recette a marché à nouveau, après l’Oscar du meilleur film étranger pour «Le Client» (2016), le maître du cinéma iranien remporte cette fois Le Grand Prix du Festival de Cannes pour «Un héros» (2021). Actuellement dans vos salles, ce film interpelle et en vaut la peine. Voici quelques raisons…

Loris Salvatore Musumeci

Les voies sinueuses de la consolation

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Les voies sinueuses de la consolation

Prix du scénario à Cannes alors qu'il aurait mérité rien moins que la Palme d'Or, «Drive My Car» confirme l'avènement d'un nouveau maître japonais. D'une nouvelle de son compatriote Murakami, étirée et amplifiée, Ryusuke Hamaguchi a tiré une forme de chef-d'œuvre qui allie le meilleur de la littérature et du cinéma.

Norbert Creutz

Godard et le regard du chien

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Godard et le regard du chien

Jean-Luc Godard a accordé un entretien à deux journalistes de Mediapart, peu avant son 91ème anniversaire, à Rolle. Pas vraiment une interview car, comme attendu, il n’a quasiment pas répondu aux questions préparées. Il a exprimé surtout sa méfiance des mots, des discours, du bavardage.

Jacques Pilet

«West Side Story» redux

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«West Side Story» redux

Steven Spielberg l'a fait. Avec l'aide du dramaturge Tony Kushner, il est parvenu à réactualiser l'un des plus fameux shows de Broadway pour signer sa première comédie musicale. Soixante ans après le film mémorable de Robert Wise, un nouveau chef-d'œuvre qui a tout pour réconcilier les générations.

Norbert Creutz

Fantôme contre fantômes

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Fantôme contre fantômes

Rare suite hollywoodienne à dépasser la logique du tiroir-caisse, «S.O.S. Fantômes – L'héritage» («Ghostbusters – Afterlife») de Jason Reitman est un plaisir de tous les instants. Le fils du réalisateur original s'y approprie la franchise avec aplomb, en centrant son scénario de transmission sur la figure du grand disparu, Harold Ramis.

Norbert Creutz

Incarner l’ange de Visconti ne conduit pas au paradis

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Incarner l’ange de Visconti ne conduit pas au paradis

Cinquante ans après «La mort à Venise», un film suédois à valeur de parabole (à voir ces jours sur ARTE) documente, avec la voix et les images d’archives de Björn Andrésen à l’appui, le double drame vécu par «le plus beau garçon du monde», adulé et réduit à une image artificielle, cliché de l’éphèbe occultant la souffrance personnelle d’un orphelin hypersensible en mal de tendresse maternelle. Et la famille Mann dans tout ça?

Jean-Louis Kuffer

Par le cinéma, mais pas que, Balzac nous est contemporain

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Par le cinéma, mais pas que, Balzac nous est contemporain

La France déprimée, en perte de créativité, va-t-elle rebondir en retrouvant les ressources d’énergie constructive de son passé? C’est ce qu’on pourrait espérer en découvrant le film tiré, par Xavier Giannoli, d’«Illusions perdues», chef-d’œuvre dont l’implacable aperçu critique de la société des années 1820-30 nous renvoie en 2020-30. A voir, malgré les raccourcis et la précipitation du film, avant de revenir à «La Comédie humaine» et à un essai récent, «Notre monde selon Balzac», signé Alexis Karklins- Marchay, qui la traverse et l’explicite en toute clarté.

Jean-Louis Kuffer