censure

Rogner les libertés au nom de la démocratie
Il se lève, en Europe, une vague de fond, peu bruyante, qui néanmoins atteint au cœur ce à quoi nous tenons tant: la liberté d’expression. Partout, les Etats concoctent des appareils de surveillance des propos qui courent. Nous avons parlé ici des tracasseries policières et judiciaires — surtout en Allemagne et en Grande-Bretagne — visant toute déviance du récit dominant sur Gaza, Israël, l’Ukraine et la Russie. Le dernier épisode est d’une portée extraordinaire: un spécialiste suisse des relations internationales vient d’être sanctionné par l’UE.

«Désinformation»: le nouveau mot pour interdire les opinions
Faut-il vérifier et interdire les «fake news»? Pas systématiquement selon le journaliste allemand Jakob Schirrmacher, spécialisé dans l’éducation aux médias. Car la démocratie ne peut être protégée en restreignant la liberté d'expression et la contribution au débat. Dans son ouvrage, «Désinforme-toi!», il s’inquiète de l'ingérence de l'Etat dans le débat public et nous encourage à développer nos propres opinions.

Aux USA, la chasse aux livres «dangereux» se renforce
Des auteurs supprimés, comme Noam Chomsky ou Anne Frank. Des sujets bannis, comme l'avortement et l'homosexualité, la lutte contre les discriminations et celle contre le racisme. Nos confrères du magazine italien «L’Espresso» relatent comment, dans l’Amérique trumpienne, des bibliothèques sont épurées de livres jugés dangereux pour la suprématie américaine.
Vive la censure! Vraiment?
Faut-il mieux surveiller les réseaux sociaux – autrement dit renforcer la censure – pour protéger la démocratie? C’est ce que propose le conseiller national écologiste Raphaël Mahaim.

Christophe Bier, toujours fidèle à ses obsessions
Ecrivain, réalisateur, acteur, éditeur, Christophe Bier a une connaissance intime du mauvais genre, que ce soit au cinéma, dans la littérature ou les arts graphiques. Chroniqueur pour la radio France Culture, il publie un deuxième volume de ses «Obsessions», cent trente-deux chroniques insolentes et iconoclastes, cent trente-deux pieds de nez à la moraline d’hier et d’aujourd’hui.

Qui autorise qui à rire de quoi?
Un sketch de la comédienne Claude Inga-Barbey crée la polémique. Est-elle une vilaine raciste anti-Asiatiques et anti-transsexuels ou au contraire une sainte martyre de la liberté d’expression? Et chacun, selon sa posture, de nous expliquer ce qu’est l’humour et ce qu’il n’est pas. La principale intéressée, elle, a décidé de s'autocensurer.

Allemagne: quand l’ironie crée la turbulence
Que l’opinion publique allemande soit plus bouleversée par un projet vidéo d’une cinquantaine d’acteurs que par une loi qui enferme les gens chez eux et prive les enfants du droit d'aller à l'école, cela donne à réfléchir. La semaine dernière, un grand souffle d’ironie a déferlé sur le net et a remué notre grand voisin. Certains trouvent ces performances subtiles et courageuses. D'autres les trouvent inappropriées et dangereuses.





