Analyse

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Que dit la mort lente du journalisme local?

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Que dit la mort lente du journalisme local?

La disparition du Régional attriste toute une population entre les portes de Lausanne et de St.-Maurice. C’était un vrai journal de proximité. Indépendant, avec du caractère. Tué par le Coronavirus? C’est un peu court. Il faut y regarder de plus près pour comprendre pourquoi et comment le journalisme local se meurt. A peu près partout. A quelques vaillantes exceptions près.

Jacques Pilet

L’Union et les mille milliards d’euros

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L’Union et les mille milliards d’euros

Comme dans chaque période difficile, l'Union européenne est critiquée pour son impuissance. Pourtant, les 27 viennent de se mettre d'accord en un temps record sur un fonds de reconstruction d'une ampleur inédite. Ils sont soudés plus qu'il n'y paraît par leur marché intérieur. Et dans la géopolitique tourmentée qui nous attend, leurs divergences étalées au grand jour valent mieux que les mensonges chinois.

Chantal Tauxe

Covid-19: Quand une crise en cache une autre

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Covid-19: Quand une crise en cache une autre

Nous ne sommes pas sortis de la zone dangereuse!» Lors de la conférence de presse du 17 avril 2020, Daniel Koch, le Monsieur Covid-19 du Conseil fédéral, n’a comme d’habitude, pas fait dans la dentelle. Oui, malgré les mesurettes d’assouplissement annoncées la veille par son patron, le Conseiller fédéral Alain Berset, les Suisses n’étaient pas encore sortis de l’auberge. Comme en écho à ces préoccupations sanitaires, son collègue Boris Zürcher, chef de la direction du travail au Seco, annonçait que le nombre de chômeurs était passé de 118'000 le 15 mars 2020 à 151'000 le 17 avril. Une hausse de 28% en un mois. Et, le jour de cette conférence de presse, le chômage partiel concernait déjà un tiers des employés en Suisse. Des chiffres glaçants!

Paul Coudret

A l’école des soumis

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A l’école des soumis

C’est un fait unique dans l’Histoire. Tout un peuple, si attaché aux libertés, obéit docilement aux ordres et injonctions d’un pouvoir aujourd’hui sans contre-pouvoirs. L’école des soumis. Ceux-ci, il est vrai, pour la grande majorité, se portent volontaires, convaincus. Puisque tout est décidé pour notre bien. La stratégie choisie interfère jusque dans notre intimité. Nous n’avons d’autre choix que d’aller jusqu’au bout. Cela interdit-il le débat? Y aurait-il une autre façon de faire? Est-il encore permis de critiquer certaines applications pratiques aberrantes?

Jacques Pilet

L’économie ou la santé? Absurde question

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L’économie ou la santé? Absurde question

Ainsi donc, pour beaucoup, c’est clair: la droite (UDC et PLR) privilégient l’économie au détriment de la santé, alors que la gauche veut protéger celle-ci. Et si c’était un peu plus compliqué? Qu’il y ait débat, c’est plutôt une bonne nouvelle dans une démocratie. A condition de partir des faits et non pas des a priori idéologiques.

Jacques Pilet

Une maladie de l’élite

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Une maladie de l’élite

Le Covid-19 frappe tout le monde indistinctement. Mais dans de nombreuses régions du monde, c'est une maladie apportée par les riches et bien connectés, ceux qui voyagent, même si ce sont les pauvres qui en subiront les effets les plus dramatiques.

Yves Genier

La Chine miroir de nos haines et de nos impuissances

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La Chine miroir de nos haines et de nos impuissances

Ce qu’il y a de bien avec les crises, c’est qu’elles révèlent le fond des individus et des pays. Celle du coronavirus a ainsi montré l’héroïsme quotidien des petites mains anonymes de la mondialisation, infirmières, caissières, chauffeurs-livreurs, paysans, agents de voirie, tandis qu’elle réduisait au silence les profiteurs et les pontifiants qui se réfugiaient dans leurs maisons de campagne pour fuir les miasmes des villes.

Guy Mettan

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Le retourde l’idée de mort

La situation est sérieuse. Ce qui est à faire pour y faire face est simple, et tout aussi sérieux. Il suffit d’appliquer les directives du Conseil fédéral et de rester le plus possible à la maison. Pourtant, un affolement général parcourt la Suisse. Dans les autres pays d’Europe aussi. Comment l’expliquer? La peur est naturelle à l’homme. Mais il semblerait bien que le coronavirus traduise quelque chose de plus profond encore: le retour de l’idée de mort dans nos sociétés – et le retour du tragique qui lui est lié, essentiel à la vie. Analyse.

Jonas Follonier