Analyse

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La vague verte emportera-t-elle les bilatérales?

GéopolitiqueArticle

La vague verte emportera-t-elle les bilatérales?

Le 17 mai, nous votons sur une nouvelle initiative de l’UDC dont l’acceptation aurait pour conséquence la fin des accords bilatéraux qui, depuis bientôt vingt ans, ont assuré à la Suisse croissance et prospérité. Quel sera l’impact de la mobilisation contre le réchauffement climatique sur cet enjeu? L’histoire de nos relations avec l’UE invite à la prudence: en 1992, le choix des écologistes de ne pas soutenir l’Espace économique européen a été lourd de conséquences. Analyse.

Chantal Tauxe

Quand le Parlement européen vote une résolution dangereuse qui réécrit l’histoire

GéopolitiqueArticleLibre

Quand le Parlement européen vote une résolution dangereuse qui réécrit l’histoire

Allons-nous devoir bientôt dans toute l’Europe changer les noms de rue comme celui de l’avenue Karl Marx à Berlin, interdire la vente de tee-shirt à l’effigie de Che Guevara, censurer les discours anticapitalistes ou bannir des programmes d’enseignement les aspects qui seraient considérés comme trop positifs pour les anciens régimes communistes? C’est en tout cas ce à quoi nous invite une résolution dangereuse du Parlement européen.

Bon pour la tête

Le choix manipulateur des mots

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Le choix manipulateur des mots

Rien de plus efficace, pour manipuler l’opinion publique, que le choix du vocabulaire. MM. Trump et Netanyahu ont présenté un «plan de paix» pour régler le conflit israélo-palestinien. Alors qu’il s’agit d’un plan unilatéral d’annexion de 30% de la Cisjordanie, prévoyant un Etat palestinien croupion, sans armée, sans contrôle de sa frontière, morcelé entre les colonies juives, entre les murs et les routes barricadées. De fait sous tutelle israélienne. Une sorte de «bantoustan» comme on disait au temps de l’apartheid sud-africain. Il y a bien d’autres situations, aujourd’hui, où les mots mentent, orientent abusivement.

Jacques Pilet

L’antiparlementarisme n’est pas l’apanage de l’extrême droite

GéopolitiqueArticle

L’antiparlementarisme n’est pas l’apanage de l’extrême droite

Suite à l’acquittement des activistes pour le climat qui étaient accusés de violation de domicile, un antiparlementarisme s’invite dans les discours d’une certaine classe politique et intellectuelle de gauche qui défend bec et ongles ce jugement. Dans l’histoire de la Suisse, l’antiparlementarisme s’est manifesté à l’extrême droite de l’échiquier politique, portant en lui le risque, voire la volonté, d’un glissement totalitaire. Ou tout simplement d’une atmosphère populiste, qui n’est pas saine pour le débat démocratique. Petite plongée dans l’histoire suisse.

Jonas Follonier

L’heure de vérité pour les sardines

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L’heure de vérité pour les sardines

Dimanche 26 janvier se tiennent en Emilie-Romagne des élections régionales que Salvini espère remporter pour déstabiliser l’actuel gouvernement italien. Le mouvement des sardines s’est justement créé pour faire barrage aux idées populistes du leader de la Ligue. Les 3,5 millions d’électeurs de ce qui fut longtemps un fief historique de gauche vont arbitrer ce duel idéologique.

Chantal Tauxe

Quelle gauche?

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Quelle gauche?

Politique identitaire ou question sociale? «Climate first» ou lutte des classes? Des débats stériles freinent la gauche politique occidentale depuis bien trop longtemps. Ce qu’il lui faut, c’est une réflexion en réseau, pas des fausses oppositions.

Bon pour la tête

Acquittement des activistes pour le climat: vers un populisme pénal?

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Acquittement des activistes pour le climat: vers un populisme pénal?

L’affaire est inédite: c’est la première fois en Suisse que la justice reconnaît à des manifestants le droit de désobéir à la loi pour des motifs politiques jugés plus importants. Les activistes qui avaient occupé le Crédit Suisse il y a plus d’un an ont en effet été acquittés ce lundi par le Tribunal de police de Lausanne. Aucun homme de loi ne s’y attendait. Ancien juge au tribunal de district de Sion, Yves Tabin nous livre ses impressions sur un verdict qu'il considère comme «audacieux» - et dangereux.

Jonas Follonier

La révolution passéiste

HistoireArticleLibre

La révolution passéiste

Pour qui a les yeux et les oreilles tournés vers la France, la litanie des plaintes qui paralyse le pays laisse plus que perplexe. Que veulent les manifestants qui pour la plupart s’auto-proclament révolutionnaires? Stopper toute réforme, s’accrocher à un passé idéalisé. Des flambées de révolte, il y en eu tant dans l’histoire. Portées par un projet, pervers ou fou ou prometteur, de toutes sortes. 1789? La course vers les Lumières, jusque dans les dérapages cruels. L’appel ouvrier des années 30? Il en resté les vacances pour tous. Les mobilisations communistes de l’après-guerre? On rêvait du socialisme façon Staline. Terrible, mais ambitieux. Mai 68? «Rasez les Alpes qu’on voie la mer»: c’était au moins poétique. A chaque fois on se bougeait avec la promesse, utopique ou non, d’un avenir meilleur. Là, non, il est demandé en fait de revenir en arrière.

Jacques Pilet

La part du rêve en politique

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La part du rêve en politique

Le SPD allemand vient de donner un coup de barre à gauche avec la nouvelle direction qu’ont choisie ses membres, quitte à menacer la coalition au pouvoir. Le PS suisse pourrait faire de même lors de leur prochain congrès. La social-démocratie, partout en Europe ou presque, perd des plumes, parfois jusqu’à l’effondrement comme en France et à l’est de l’Europe. La droite traditionnelle a aussi bien des soucis. Les «vieux» partis sont dans le désarroi. Parce que le monde change. Parce que l’approche rationnelle ne suffit plus. Parce que c’est aussi la part du rêve qui agite la société.

Jacques Pilet

Un selfie avec la #Joconde: pas si superficiel!

CultureArticleLibre

Un selfie avec la #Joconde: pas si superficiel!

La démocratisation de la culture a-t-elle atteint ses limites? C'est ce que l'on est tenté de penser en voyant la foule de touristes qui se pressent chaque jour devant la Joconde. Ou plus exactement, dos à Mona Lisa, pour un selfie. C'est agaçant, ça oui, mais cet article, paru dans The Conversation, affirme qu'il pourrait s'agir en fait d'une nouvelle forme d'expérience esthétique, une mutation qui n'aurait pas que des défauts.

Bon pour la tête