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A un glorieux sceptique
Il a mis à jour notre irrésistible besoin de croyance. James Randi, super-héros au service de la pensée rationnelle, est mort. Et la notion de scepticisme ne va pas bien du tout.

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Il a mis à jour notre irrésistible besoin de croyance. James Randi, super-héros au service de la pensée rationnelle, est mort. Et la notion de scepticisme ne va pas bien du tout.

De la décapitation islamiste de Samuel Paty aux multiples formes de bigoterie politisée enflammant les clans radicalisés, une vraie folie entretient toutes les confusions sur les thèmes, notamment, de la différence sexuelle, de la race, du genre et de l’identité, avec la même intolérance croissante. «La Grande déraison» de Douglas Murray, en donne un aperçu tantôt atterrant et tantôt hilarant, appelant Molière et Rabelais au secours…

«Il n’est pas question de propagande pro-cigarette dans cet article», tient à préciser l’auteur. Pas de propagande, non, mais une réflexion un brin provocante sur ce que représente le fait de fumer aujourd’hui alors que la pandémie impose de nouvelles normes sanitaires, de nouveaux comportements. «Il s’agit de voir en quoi cette bonne vieille clope est devenue, à l’ère covid, l’une des dernières résistances au sanitairement correct».

«Ils disent "on ne peut plus rien dire", et ils le disent. On dit "ça va trop loin", et on ne va nulle part. Entre cultures, natures, sexe libre et genre traditionnel, tentative d'examen ramifié et accablé d'une vie engluée dans la binarité, le manichéisme, la certitude du savoir et le jugement de l'autre.»

Les femmes sont censées être sexy, mais uniquement lorsque ça arrange les hommes et pour autant qu’il ne s’agisse pas de leurs filles. Les représentants de l'école philosophique covidienne progressent, mais pas tous. Si les multinationales sont responsables des atteintes aux droits humains dont se rendent coupables leurs fournisseurs, les consommateurs de leurs produits sont-ils complices?

Dans ce texte, initialement publié sur son site, Jean-Claude Péclet livre ses sentiments et ses réflexions sur la pandémie de coronavirus, évoquant notamment au passage le climat et la révolution française. «Qui, au fait, définit ce qu'est "notre bien"? Les élus, les élites, le magma incandescent des réseaux sociaux?» C'est bon pour la tête.

Le scepticisme est dans une mauvaise passe. Se caractérisant par une recherche de la vérité prenant en compte l’impossibilité d’atteindre des certitudes, cette attitude intellectuelle est attaquée par deux fronts. D’un côté, les relativistes, pour qui toutes les opinions se valent. De l’autre, les dogmatiques, nous condamnant à avaler du vrai comme de l’eau bénite. Des actualités comme le climat ou le covid-19 illustrent ce double danger que court le scepticisme. Un concept galvaudé dont il est urgent de rappeler la pertinence.

Les manières se font rares. Parmi elles, la galanterie. Serait-elle un code sournoisement porteur d’inégalité? Dans le sillage de Rousseau, les féministes l’affirment. Mona Ozouf, qui se considère comme féministe, défend l’idée inverse depuis de nombreuses années. Pour elle, c’est justement parce qu’elles sont artificielles que les manières permettent la vie en société. Voilà qu’elle déploie son argumentaire au sein d’un nouveau livre, «Pour rendre la vie plus légère» (2020), aux Editions Stock, un recueil de ses différentes interventions et de celles de ses interlocuteurs dans l’émission «Répliques» d’Alain Finkielkraut. Un ouvrage bon pour les méninges.

Point d’orgue final de la prestigieuse revue «Le Débat», sacrifiée sans gloire par les éditions Gallimard, le texte lumineux de l’écrivain romand, intitulé «L’Ordre humain», s’inscrit dans la mouvance actuelle des grands questionnements. Déclin des uns, relance possible des autres – l’Avenir le dira…

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Expert en sciences de l’évolution, auteur de nombreux livres et articles, Telmo Pievani est professeur en philosophie de la biologie à l’université de Padoue, en Italie. Dans cette tribune écrite pour Heidi.news, il plaide pour une compréhension évolutionniste, non centrée sur l’homme, de la pandémie de Covid-19. Une façon de remettre les vrais sujets au cœur du débat, car l’épidémie ne se comprend bien que dans son cadre fondamental: la crise écologique et ses conséquences.

J’ai profité de l’été pour fuir les distractions du Covid en faisant un tour du Valais à pied, à 2000 mètres d’altitude. Mais il a bien fallu se résoudre, en fin de course, à redescendre en plaine et à réatterrir dans la réalité. Ou dans la fiction suivant le point de vue dans lequel on se place… Ce que j’y ai trouvé ne m’a pas plu.

Ce qui passe pour une unanimité dans la sphère médiatique et académique ne se retrouve pas forcément dans la base de la population. Surtout si l’on tourne son regard vers les campagnes. Un moindre effort qui aurait dû être fait depuis longtemps. D’autant plus que toute unanimité, même si elle est avérée, demande un examen critique. Faire l’effort de penser contre soi-même, c’est le début de la sagesse. Car rien n’est plus inhumain que les dogmes. Petit arrêt sur les interrogations d’une certaine partie de la population concernant les manifs pour le climat.