Histoire

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La propre histoire du savon

La propre histoire du savon

Sa recette remonte à la nuit des temps. Pline le Jeune (61-115 av. JC) avait observé, déjà, les peuplades celtes s’enduire les cheveux d’une mixture «préparée à partir de suif et de cendres»... mais le Romain n’en avait pas immédiatement saisi l’utilité. Il faut dire que le savon, car c’est de cela qu’il s’agit, combine, dans sa composition, deux éléments peu ragoûtants, la cendre et la graisse animale, et s’auréole d’un véritable miracle chimique.

Marie Céhère

«Mussolini a aussi fait de bonnes choses…» Vraiment?

«Mussolini a aussi fait de bonnes choses…» Vraiment?

Attention! Mussolini a aussi fait de bonnes choses…» L’expression n’est pas rare en Italie. Elle l’est d’autant moins que de nombreux Italiens se montrent nostalgiques du Duce. Et il n'y a pas qu'en Italie qu'un certain nombre de personnes rêve de fascisme. Ah! L’ordre, la discipline, la grandeur! C’est tout ce dont on aurait besoin en ces temps de troubles. Quoique…

Loris Salvatore Musumeci

Découverte d’un pan méconnu de l’histoire

Découverte d’un pan méconnu de l’histoire

Ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire. Celle des vaincus, le plus souvent tue, est pourtant digne d’attention. Peu à peu des esprits curieux l’explorent. Parmi eux, le journaliste suisse Jean-Jacques Fontaine, spécialiste du Brésil où il vit en partie. C’est de là qu’il a commencé à tirer le fil qui mène à la captivité des Allemands en France à leur défaite. Son livre «Le cahier de Mulsanne. Prisonniers de guerre allemands en France, 1945-1947» vient de paraître.

Jacques Pilet

Crimes de la colonisation: il s’est passé quelque chose l’autre soir sur France 2

Crimes de la colonisation: il s’est passé quelque chose l’autre soir sur France 2

La mémoire des conflits contribue-t-elle à la paix ou entretient-elle l’esprit de revanche? C’était là, sans doute, le principal enjeu du documentaire choc diffusé mardi 6 octobre en prime time, chose rare pour un tel contenu, signe de l’importance accordée par la direction de la chaîne publique française à la tranche d’histoire qui nous était contée: «Décolonisations: du sang et des larmes».

Antoine Menusier

Au pays des gueules noires

Au pays des gueules noires

Le photographe Roland Sauter a sillonné à vélo les routes de la Sarre, autrefois bassin sidérurgique florissant, aujourd'hui à l'abandon. Ses habitants tentent de faire revivre le patrimoine industriel et architectural de la région.

Bon pour la tête

Lötschental et Tchäggätä: Nature et légendes du Vieux Pays

Lötschental et Tchäggätä: Nature et légendes du Vieux Pays

Le Lötschental se situe dans le Haut–Valais. Avec sa longueur d’environ 30 kilomètres, c’est la plus grande des vallées au nord du Rhône. La première datation d’une habitation familiale est de 1412. Elle a été faite au village de Ferden, mais il existait également à cet endroit une grange encore plus ancienne aux environs de 1300. Cette vallée entourée par un cirque de montagnes aux pentes vertigineuses a été habité très tôt, malgré des conditions de vie difficile. Depuis cette période et jusqu’à l’ouverture du tunnel du Lötschberg en 1913, cette région était coupée du monde et ses habitants vivaient en quasi autarcie.

Stephan Engler

Nous n’avons rien appris à Hiroshima

Nous n’avons rien appris à Hiroshima

Le monde a commémoré les 75 ans des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, point final à la Seconde guerre mondiale qui ont fait au total près de 200’000 victimes, sans compter les pathologies résultant de l’exposition aux radiations, aux ondes de choc, et les grands brûlés. Mais avons-nous bien retenu la leçon? Un éditorialiste du Guardian affirme que non.

Marie Céhère

Chronique de juin 1940

Libre

Chronique de juin 1940

A l’image des jours durant lesquels j’ai écrit cette chronique, le ciel, dit-on, était tout aussi radieux il y a quatre-vingts ans lorsque la Wehrmacht déferlait sur la France. Et jamais Paris avec ses rues vides, comme ces dernières semaines du fait du confinement, n’avait offert pareil visage.«Et, tout d’un coup, là, sur le quai, devant la Seine, le Louvre, l’Institut, Romain Visconti a reçu un grand choc au cœur. Il fait un temps insensé. Un ciel sans défaut, une immense turquoise. Les arbres des berges ont le luxe de la jeunesse». Ces lignes sont tirées des Communistes d’Aragon. Ce très grand roman par trop méconnu – à tort – qui évoque de façon si magistrale les événements de 1940.

«La ville trouve sa force dans son histoire»

Libre

«La ville trouve sa force dans son histoire»

L'architecte tessinois le plus connu au monde va à contre-courant. Alors que le coronavirus devrait bouleverser l'architecture et l'urbanisme de nombreux milieux, Mario Botta est plutôt convaincu que les villes, en elles-mêmes, sont plus fortes que les contingences. Et que leur valeur est donnée par le «territoire de la mémoire», comme il l'explique dans cette interview à l’hebdomadaire tessinois, Il Caffè.

Bon pour la tête