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Le «Sursis» de Pierre De Grandi est aussi celui de nous tous

Culture

Le «Sursis» de Pierre De Grandi est aussi celui de nous tous

Récit clinique et poétique à la fois, mêlant témoignage au jour le jour et réflexions de haute volée, inquiétude et colère, reconnaissance déclarée à la vie et questions éternelles de l’humain confronté à ses fins, le livre du médecin octogénaire rattrapé par le cancer est d’un humaniste éclairé dont la lucidité stoïque, frottée d’humour et de tendresse, devrait parler à tout un chacun.

Jean-Louis Kuffer

«Hardcore» ou la subversion inclusive

CultureLibre

«Hardcore» ou la subversion inclusive

A l’heure où l’idéologie woke, cette grande alliance mondiale des éveillés de tous poils, exige de chacun qu’il revendique ce qu’il est, ce qu’il aime ou ce qu’il croit, que peut bien nous réserver la visite de l’exposition «Hardcore» qui se tient dans le quartier de Soho, à Londres, depuis la fin du mois de mai? Se proposant de rejeter toute notion de tabou et présentée par certains critiques comme une expérience «aussi puissante que bandante», parviendra-t-elle à prouver que la subversion sexuelle a encore un sens aujourd’hui?

Olivia Resenterra

Simon-Pierre a une attirance irrépressible pour les gladiateurs

Culture

Simon-Pierre a une attirance irrépressible pour les gladiateurs

Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Il refuse de choisir entre Vladimir Poutine et Evgueni Prigojine et imagine qu'Alain Berset serait très viril en jupette de cuir, bien que socialiste. Si la mollesse culturelle de la RTS désole Simon-Pierre, il essaie de se rapprocher de Slimane, un de ses camarades d’études venu d’Arabie saoudite. Et il compatit avec son oncle journaliste persécuté par son rédacteur en chef, tout en se désolant des malheurs du vacherin Mont d'Or.

Patrick Morier-Genoud

Quand la classe moyenne romande se shoote au polar local

Culture

Quand la classe moyenne romande se shoote au polar local

Deux romans récents et un recueil de nouvelles confortent l’encanaillement «limite gore» d’un lectorat petit-bourgeois qui se fait peur avec de l’épouvante acclimatée: Marc Voltenauer en tête, dans «Cendres ardentes», plongeant dans les franges criminelles de l’émigration albanaise au Chablais vaudois; Nicolas Verdan, avec «Cruel», autre imbroglio à péripéties sanglantes sous la lumière lémanique; et Nicolas Feuz, redoublant d’humour noir dans ses nouvelles de «proc» affreux-jojo. Mais que fait la police?

Jean-Louis Kuffer