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«C’est l’imperfection présente qui fait avancer»
«Décevoir est un plaisir», Laurent de Sutter, Presses Universitaires de France, 144 pages.

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«Décevoir est un plaisir», Laurent de Sutter, Presses Universitaires de France, 144 pages.

Une coïncidence éditoriale rapproche, comme la carpe et le lapin, l’un de nos plus vénérables écrivains et, aux bons soins de Jean-François Duval, un mouvement littéraire américain déjanté à l’enseigne de la Beat Generation. Mais la littérature est sans frontières et le jeu du rapprochement, non sans malice, est moins gratuit qu’il n’y paraît.

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«Martin Eden», Aude Samama et Denis Lapière, Editions Futuropolis, 176 pages.

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«Kafka métamorphosé», Christine Lecerf et Anne Perez-Franchini, France Culture, «Les grandes traversées», 5 épisodes de 55 minutes.

L’autrice genevoise Marie Beer excelle dans l'art de camper des personnages hauts en couleur et de jouer sur les contrastes. Elle nous le prouve une nouvelle fois dans son roman «Patate chaude», récemment paru aux éditions Encre fraîche, qui raconte avec humour l’adoption contrainte et forcée d’une «Patate» batarde suite au suicide de son maître.

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Et si l’expérience homosexuelle et celle de la transidentité étaient radicalement différentes, voire irréconciliables? C’est la conviction du journaliste et auteur américano-britannique Andrew Sullivan, ex-rédacteur en chef de «The New Republic» et pionnier du combat pour le mariage gay. Dans ce texte paru dans sa newsletter «The Weekly Dish», il dit son inquiétude face au nouveau danger qui menace les enfants homosexuels: celui d’une doctrine trans-affirmative qui les encourage à fuir leur homosexualité en changeant de sexe. La grande communion LGBTQIA+ se paie, déplore-t-il, au prix fort: celui de la santé et de la sécurité des enfants homosexuels. Si on veut protéger leurs intérêts, il est temps de rompre cette coalition, conclut Sullivan.

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«Chanter, swinguer, faire la bringue comme à Noël», Maya Angelou, Editions Noir sur Blanc, 448 pages.

«The Bikeriders» de Jeff Nichols revient sur la sous-culture des motards telle qu'elle s'est répandue aux Etats-Unis dans les années 1960. Inspiré d'un fameux livre de photos, il s'en écarte dans sa seconde partie pour raconter les impasses d'un mouvement tiraillé entre quête de liberté et violence. Un film dans la meilleure veine américaine, qui finit pourtant par paraître un peu superficiel.

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«Sacré Râââl», Agathe Halais, Editions Le Monte-en-l’air, 128 pages.
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«Mon dessin contre ce qui se dessine», poèmes de Bruno Mercier et dessins de Mohammed Guiga, Editions des Sables, 100 pages.

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«Au cœur de la bête», Lorrain Voisard, Editions d’en-bas, 208 pages.

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En phase avec son époque, dont il capte l’esprit et décrypte les codes et les fantasmes, tout en rompant avec son conformisme de masse, l’écrivain nous revient avec un roman-scanner d’une pénétration psycho-sociologique saisissante, sur fond de comédie sociale branchée, avec un titre aussi insolite et poétiquement pertinent que ceux de ses ouvrage précédents: «La dernière chambre du Grand Hôtel Abîme».