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Huitante ans après: les plaies ouvertes de la guerre d’Espagne

Les singuliers mariages du Chablais
Le Code d’Aigle de 1770 fait référence à l’amour conjugal. C’est une première. Il présente aussi des traits originaux en matière de coutumes matrimoniales.
Imre Nagy: disparition à la hongroise
Marie Céhère est partie en Hongrie et livre ses impressions quotidiennes à «Bon pour la tête» sous forme de journal de bord. Découvrez, jour après jour, les épisodes de cette série hongroise.

Colombie: la difficile réconciliation
San Juan Nepomuceno, Colombie. Dans les Montes de Maria, il est difficile de partager un moment autour d’un café sans que chacun ne relate un tragique événement qui lui est arrivé entre 1994 et 2005. Cette période marque le sommet de la violence dans une des régions les plus touchées par ce qu’on appelle pudiquement en Colombie le «conflit armé»: 4000 morts, 56 massacres, 200'000 personnes déplacées seulement dans cette sous-région caraïbe. Plus de 100'000 habitants sur 500'000 dans cette région sont aujourd’hui considérés par le gouvernement comme victimes de la violence et donc sujettes à une indemnisation.

La dernière femme exécutée dans le canton de Vaud
Le vendredi 13 novembre 1818, une foule était assemblée à Vidy pour assister à la décapitation de Marie Marguerite Durussel (1785-1818), coupable de crimes d’incendie contre plusieurs de ses voisins. La condamnée, une veuve âgée de 33 ans, était établie à Seigneux dans la Broye vaudoise depuis son mariage avec Jean Jacob Durussel. Cette affaire est l’aboutissement d’une succession de mesquineries et de vengeances, sur fond de procédures.

Apollinaire l’Enchanteur
En ce 9 novembre 1918, la rumeur court dans Paris: le Kaiser a abdiqué – nous sommes deux jours avant l’Armistice. Dans les rues, on crie «A bas Guillaume». Au no 202 du Boulevard Saint-Germain, un homme alité perçoit ces cris et, dans son délire, croit qu’ils s’adressent à lui.

Un dandy dans la tourmente
Prénom: Albert Nom: Göring

«Mon colon, celle que je préfère, c’est la guerre de quatorze-dix-huit»
Bizarre… En ce temps de commémoration, les radios ne passent guère la chanson de Georges Brassens. Le doux provocateur. Il a raison pourtant. La Première Guerre mondiale fut la plus folle. Parce qu’au début personne ne la voulait. Puis tout le monde en a rêvé. Tous s’y sont lancés. Et ce fut une atroce tuerie. Emmanuel Macron et une ribambelle de présidents ont pris des airs pénétrés pour en saluer la mémoire. Mais en ont-ils tiré toutes les leçons? Pas sûr, quoi qu’ils en disent.

Les «Ossis» ont le blues
Ossis? On désigne ainsi les Allemands de l’est. On parle beaucoup d’eux ces temps-ci. A cause des manifestations xénophobes qui se sont multipliées dans les nouveaux Länder, à cause des scores importants qu’y enregistre l’AfD (extrême-droite). Mais aussi parce que les langues se délient, près de trente ans après la chute du Mur de Berlin. Une partie de la population de l’ex-RDA se souvient avec nostalgie d’un temps où l’on vivait sans trop de soucis, du moins lorsque l’on ne critiquait pas le régime et que l’on ne cherchait pas à voyager à l’ouest. Un véritable temple dédié au souvenir de cet étrange paradis se cache à 70 km de Berlin.

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Les grandes migrations

L’Autriche rêve de paix à Neuchâtel
Une maison de maître de la rue du Pommier abrite des entretiens secrets en 1917. Vienne tente en vain de mettre fin à la guerre avec la France, l’Angleterre et l’Italie.