Le Printemps de Prague, cette trop vieille histoire
Le 21 août 1968, les troupes du Pacte de Varsovie (400'000 hommes) envahissaient la Tchécoslovaquie pour mettre fin aux réformes démocratiques engagées depuis le début de l’année. Curieusement, cet épisode important de l’histoire européenne, la quête d’un «socialisme à visage humain», n’a guère été évoqué dans les deux républiques issues de ce pays. Son souvenir s’éloigne et crée même un certain malaise. Deux personnes sur trois disent n’y attacher que peu ou pas d’importance. La révolution de 1989, la chute du communisme, a effacé le Printemps de Prague. Ironie du sort: le Premier ministre tchèque, Andrej Babis, lui-même communiste dans sa jeunesse, s’appuie aujourd’hui pour gouverner sur ce même parti, resté relativement fort. Souvenirs et questions personnelles du journaliste-témoin.
21 août 2018 5 min de lecture










