Une avant-première aux airs d’opération clandestine


Lieu dévoilé trois heures avant la séance, service de sécurité, invitations au compte-gouttes : le 29 septembre à Genève, l’avant-première de Génération Trans s’est tenue presque sous le manteau. Le documentaire du Québécois Jean-Pierre Roy, qui donne la parole aux parents de jeunes en transition, n’est pourtant frappé d’aucune interdiction.
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Génération Trans est un peu comme un film d’action à rebondissements. Pas au niveau de son contenu, mais au niveau de sa projection. Parce que le film a dû volontairement se priver de pouvoir rencontrer un plus large public pour son avant-première, en raison du sujet sensible et du risque de perturbation de l’événement.
Jusqu’au dernier moment, on ne savait pas s’il y aurait des problèmes. Il y avait même un service de sécurité, ce qui n’arrive pour ainsi dire jamais lors d’une avant-première.
En l’absence volontaire de publicité, l’information a circulé dans des cercles fermés : parmi les participants du film, des personnes déjà acquises à la cause et quelques journalistes triés sur le volet, dont je faisais partie.




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