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Un pouvoir faible est une force mais…

Guy Mettan

Par Guy Mettan · Publié le 1 décembre 2023 · 3 min de lecture

Un pouvoir faible est une force mais…
Photo officielle du Conseil fédéral pour l'année 2023. - © Schweizerische Bundeskanzlei / Matthieu Gafsou

Le 13 décembre prochain, les Chambres rééliront le Conseil fédéral et choisiront un nouvel élu parmi les deux candidats socialistes retenus pour succéder à Alain Berset. Des rumeurs circulent quant à une éventuelle attaque contre le siège d'Ignazio Cassis. Sans fondement sans doute mais non sans raison, car ce dernier est de loin le maillon le plus faible du gouvernement.

Depuis son élection en 2017, Ignazio Cassis n’a jamais réussi à se hisser au niveau de sa tâche et encore moins à celui d’une Suisse souveraine, neutre et capable d’assurer sa mission séculaire de bons offices. En 2020, pour plaire à l’Administration Trump et à l’extrême droite israélienne, il s’en était pris au directeur suisse de l’Office des Nations Unies pour l’aide aux réfugiés palestiniens. En 2022, il s’était couché devant le président ukrainien au mépris des obligations de la neutralité pourtant inscrites dans la Constitution. Et aujourd’hui, il prend fait et cause, et tout le Conseil fédéral avec lui, pour Israël sans égards pour les milliers de civils et d’enfants palestiniens également massacrés dans des bombardements contraires aux Conventions de Genève.

Soyons juste, il n’est pas le seul à avoir montré des faiblesses. Alain Berset, chouchou des médias qu’il a su caresser dans le sens du poil, notamment ceux du groupe Ringier, et qui le lui ont bien rendu, a pourtant défrayé la chronique des faits divers à plusieurs reprises, entre ses virées dans la Forêt Noire en voiture de fonction, ses frasques aériennes en avion privé et le débarquement des agents fédéraux au petit matin chez une ex petite amie. Jadis, on avait harcelé et poussé Elisabeth Kopp à la démission pour bien moins que ça. 

A la tête du Département de la Défense, Viola Amherd a été servie par les circonstances. Mais avant même la guerre en Ukraine, elle avait déjà cédé aux officiers supérieurs, et notamment ceux de l’armée de l’air, qui souhaitaient un rapprochement avec l’OTAN et poussaient à un achat du F-35 américain au détriment d’un avion français ou européen, au moyen d’un appel d’offre biaisé comme l’a montré le conseiller national Pierre-Alain Fridez. 

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