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Un peuple en marche pour l’exil

Doménica Canchano Warthon

Par Doménica Canchano Warthon · Publié le 11 juin 2018 · 14 min de lecture

Un peuple en marche pour l’exil
Le pont international Francisco de Paula Santande, qui relie Ureña au Venezuela à Cúcuta en Colombie, est foulé dès 5 heures du matin par des milliers de Vénézuéliens. - © 2018 Bon pour la tête / Domenica Canchano Warthon

Reportage exceptionnel au Venezuela où 20 ans après l’émergence d’un nouveau rêve socialiste, la population vit dans un gigantesque camp de concentration à ciel ouvert. La révolution bolivarienne a été une tromperie pour tous ceux qui espéraient une vie meilleure, disent aujourd'hui ceux-là mêmes qui l’avaient soutenue. L'argent ici ne vaut rien, à tel point qu'il ne circule même plus. Dans certains quartiers, les enfants ne vont plus à l'école, ils n'ont pas la force d'y aller avec l'estomac vide et sans vêtements. Affamer la population et la mettre à genoux ferait partie de la politique de persécution de Nicolas Maduro. Le président tout juste réélu compterait sur «la démoralisation psychologique du peuple». Troisième volet: Frontières

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