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Quand les Vaudois étaient pris de frénésie ferroviaire

Jacques Pilet

Par Jacques Pilet · Publié le 19 septembre 2017 · 2 min de lecture

Quand les Vaudois étaient pris de frénésie ferroviaire
Deux voitures de l’époque, avec des compartiments ouverts, ont été mises en service pour les nostalgiques. - © Stephan Engler / Bon pour la tête

Les Suisses sont fiers de leurs trains. Tant mieux. Mais sommes-nous aussi forts que nous le pensons? Nous étions hier à l'avant-garde, nous ne le sommes plus. Tous les projets audacieux de trains souterrains à grande vitesse élaborés dans les universités sont vite enterrés, c’est le cas de dire. Rappel du coup de folie des Montreusiens qui faisaient grimper la crémaillère jusqu’aux Rochers de Naye. Il y a tout juste 125 ans. Reportage photos de Stephan Engler.

Sommaire

Ils avaient un culot et une détermination inouïes. Trois entrepreneurs de Montreux, Georges Masson, Ami Chessex et Alexandre Emery, obtiennent une concession pour cette liaison en 1880. Un an plus tard, ils commencent les travaux. Et en juillet 1892 déjà, la ligne à crémaillère longue de 7,7 kilomètres est inaugurée! 

Quand on songe à la lenteur des travaux publics aujourd’hui… Plus fort encore: l’hôtel du sommet fut construit en dix-sept semaines, commencé alors que le train n’y arrivait pas encore, ce sont des mulets qui amenaient les matériaux. Une halte fut prévue à Caux où il n’y avait alors que des pâturages. Il faut un début à tout.

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