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Quand les musées poussent à la mise en scène du soi

Jade Albasini

Par Jade Albasini · Publié le 11 octobre 2017 · 4 min de lecture

Quand les musées poussent à la mise en scène du soi
Extrait de la page Instagram du Museum of Ice Cream de San Francisco. Le musée revendique
une exposition 100% réalisée pour finir en images sur les comptes Instagram de ses visiteurs.
- © Instagram Museum of Ice Cream

Propulsé par la toute-puissance d’Instagram, le phénomène des expositions photogéniques s’accroît. Avec comme extrême, la création d’exhibitions pensées uniquement pour générer des selfies et photos de profil sur le réseau social. Le débat sur la légitimité artistique de ces initiatives éclôt. Opinions en Suisse romande.

Sommaire

Avec sa piscine de confettis multicolores ou sa pluie de bonbons, la Color Factory et le Museum of Ice Cream de San Francisco revendiquent des expositions 100% dédiées au réseau social Instagram. Toutes les scénographies poussent les visiteurs aux clics, plus particulièrement au selfie ou à l’image de soi pop-art. Un moyen d’attirer les «digital natives», friands de numérique dans leurs murs. Présentées comme une nouvelle forme d’expérimentation muséale, ces deux initiatives «édulcorées» font l’objet de vives critiques depuis. Est-ce encore de l’art? Quelle légitimé pour ces installations? Et jusqu’où travestir la vocation des musées – de transmettre un savoir, un patrimoine – pour séduire influenceurs et autres blogueurs? La discussion est lancée.

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