«Pourquoi risquer la noyade vers l’Europe si on peut prendre l’avion pour les Amériques?»


En octobre 2018, un mois et demi avant son entrée en fonction en tant que président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador a envoyé un message aux migrants promettant des visas de travail et un transit adéquat sur le chemin des États-Unis. Des vagues de caravanes de migrants sont alors arrivées dans le pays. Aux Salvadoriens et aux Honduriens entre autres, se sont joints des milliers d'Africains. Pour eux, il était trop dangereux de migrer vers l'Europe.
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Au cours des 4 premiers mois de l’année, les autorités mexicaines ont enregistré l’arrivée de près de 2 000 Africains, soit l’équivalent de la totalité des entrées en 2018. La majorité vient de la République démocratique du Congo et du Cameroun. 3 mois plus tard, ils étaient déjà plus du double. Sur ces quelque 5 000 personnes, seules deux ont été contraintes de rentrer dans leur pays.
Ces ressortissants du continent africain traversent l’Océan Atlantique en avion ou en bateau. Ils arrivent avec un visa de touriste et ensuite ils transitent par le Brésil, l’Équateur, la Colombie, le Panama, le Costa Rica, le Nicaragua, le Honduras et le Guatemala pour aboutir au Mexique, à Tapachula, une ville abandonnée du Chiapas, considéré comme l’État le plus pauvre du pays. Ce voyage dure des mois et coûte des milliers de dollars.





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