Le Nest, le musée interactif sur l’histoire et les valeurs de Nestlé, fermera ses portes en septembre. À la place, les locaux de la première fabrique d’Henri Nestlé accueilleront le siège de Nespresso. Pourquoi fermer un musée à cinquante millions après trois ans d’activité ? Visite critique et retour sur la fermeture du Nest.
Sommaire
L’entrée de la première usine Nestlé en impose avec sa structure faite de verre et de poutres métalliques. Sur sa gauche, le Nestlé shop. Devant, «l’arbre de vie», aux 1200 feuilles et fleurs réalisées à partir d’emballages de produits Nestlé. Puis, l’accueil et son billet d’entrée à 18 CHF, une heure de parking compris.
La partie « Fondations » du musée immerge le visiteur au moyen de grands renforts de mises en scène, de maquettes automatisées et de jeux de son et lumière. © Sophie Woldgen
La première partie de la visite, dénommée «Fondations», immerge le visiteur dans le Vevey du 19e siècle et dans la vie de l’allemand Henri Nestlé au moyen de grands renforts de mises en scène, de maquettes automatisées et de jeux de son et lumière. Lorsque le musée se transforme en parc d’attractions miniature (le parcours comprend cinq pièces successives de cinq minutes chacune), les avis sont divisés. «Nous avons un super retour sur cette première partie. Les gens adorent cela», affirme Kim Hoose, la directrice du Nest. A l’opposée, «mise en scène grotesque», «voix du narrateur (de l’audioguide) débilisante», certains visiteurs questionnés sont cinglants. Une chose est certaine, Nestlé a pris le pari de miser sur le pathos, de coupler l’histoire d’Henri Nestlé, «un de ces scientifiques zélés», à celle de l’histoire suisse, du dur travail à l’usine et de la mortalité infantile élevée. Le contenu y est sommaire.
Emballages sous vitrines
Ce n’est que dans la deuxième partie du musée que l’histoire de l’entreprise fondée par l’inventeur de la fameuse farine lactée, inspirée de la bouillie pour nourrissons du chimiste Justus Von Liebig, est approfondie. De la boite de lait concentré sucré du début du siècle, à la machine Nespresso en passant par les premiers petits pois surgelés Findus et les smarties, les vitrines retracent l’histoire de l’entreprise. Adjacents, les tiroirs révèlent quelques archives, quelques contrats qui permettent de mieux découvrir les produits qui ont transformé l’entreprise de farine lactée de 1867 à la multinationale de l’agroalimentaire d’aujourd’hui.





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