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Manif’ pour le climat : plaidoyer pour plus de raison et moins de morale

Jonas Follonier

Par Jonas Follonier · Publié le 5 février 2019 · 5 min de lecture

Manif’ pour le climat : plaidoyer pour plus de raison et moins de morale
Toute une partie des manifestants sont des jeunes socialistes et jeunes verts. Certains ont porté des affiches pour appeler à voter contre la droite et pour la gauche. - © DR

Des dizaines de milliers de personnes, en majorité des jeunes, ont manifesté samedi «pour le climat» dans toute la Suisse romande. Ce deuxième volet après celui du 18 janvier sent le folklore citadin, mais compte aussi de nombreux convaincus. Il serait bon cependant que ceux-ci quittent le terrain moral pour lui préférer celui de la raison.

Sommaire

«Et un, et deux, et trois degrés. C’est un crime contre l’humanité!»

Ainsi, les gens n’ont pas manqué à l’appel pour ce deuxième défilé, désireux d’exprimer leur mécontentement à l’égard du manque de mesures prises par les politiques pour le climat. La population était en effet déjà sortie dans la rue le 18 janvier dernier sous l’appellation de «marche pour le climat». Mais de quelle population parle-t-on? Ce serait un mouvement porté par les jeunes, a-t-on pu lire un peu partout. Sans doute, je le confirme m’étant rendu à la manifestation de Neuchâtel, même s’il est difficile de se faire une idée de la majorité quand on se trouve au milieu d’une foule hétéroclite où, il faut se rendre à l’évidence, il y avait également beaucoup de cheveux plus blancs que blonds.

L’un des slogans lors de la « manif’ pour le climat » le samedi 2 février 2019 à Neuchâtel. © 2018 Bon pour la tête/Jonas Follonier

Au fond, qu’importe, c’est le message qui est important. Nous y reviendrons plus bas. Il reste que les médias font preuve d’un certain jeunisme. Que ne me suis-je esclaffé de rire en lisant le titre d’un éditorial du tout-ménage neuchâtelois Vivre la ville: «Nos jeunes voient loin». Plus béat, tu ne peux pas. Les «vieux» seraient tous des égoïstes, hostiles à l’idée d’avenir et de préservation de notre Terre. Que n’entend-on pas au café des amis et ne lit-on dans la presse!

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