Ma nuit folle à Montreux

Bon pour la tête

Par Bon pour la tête · Publié le 14 juillet 2023 · 2 min de lecture

Ma nuit folle à Montreux
© DR

Je vous dis tout: j’adore venir passer quelques jours de vacances en Suisse. N’importe quand, mais quand cela tombe sur le Festival de jazz de Montreux, alors là, c’est la folie. Même si les grands concerts sont trop chers pour moi. Mais la musique sur les quais, accessible à tout le monde, c’est un événement extraordinaire.

Alecsandra Leahu


Une formule jamais vue ailleurs: des musiciens débutants qui se mêlent à des virtuoses venus de partout, d’Amérique et d’ailleurs. Ils se retrouvent sur la scène du Memphis, se cherchent, s’emballent ensemble sur un thème et c’est parti. Cette nuit – elle a duré jusqu’à 5 heures du matin! – il y avait un monde dingue. Dans une atmosphère chaude, vibrante, passionnée. Je suis même tombée sur un prof de ski que j’avais connu autrefois à Zermatt et dont j’ai découvert tout à coup le talent de batteur. Salut Patrice Schneiter! Tu étais parfait avec la belle chanteuse noire qui ondulait devant toi, avec sa voix chaude et ses gestes de serpents enchanteurs. Découverte aussi d’un extraordinaire saxophoniste américain, habillé en blanc, qui nous a séduits avec ses longs solos, si balancés, si mélodieux… Comme personne ne donnait son nom, je me suis approchée de lui, il s’appelle Marcus G. Miller et je vais essayer de le faire venir en Roumanie où, avec des amis, je m’occupe d’organiser des concerts. A propos, quand découvrirez-vous nos talents? Il y a celui, reconnu à l’international, du musicien et compositeur exceptionnel, Sorin Zlat. Je rêve de l’entendre sur les quais de Montreux l’année prochaine même si le centre des congrès sera hors service.

Marcus G. Miller, saxophoniste, mathématicien à la Brown University de New-York. © DR

En Suisse, vous critiquez beaucoup vos banques. Vous avez vos raisons. Mais il y en a une que vous devez féliciter: Julius Baer. C’est elle qui permet ces rencontres de jeunes artistes, qui, comme elle le dit sur sa page internet, font découvrir «les pépites cachées du Montreux Jazz Festival». Franchement, c’est une idée admirable. Moi, en tout cas, je leur dis merci. Pour cette nuit de musique spontanée, authentique, tellement joyeuse. Je m’arrête là parce que je dois me reposer pour la soirée d’aujourd’hui qui finira très, très tard. Avec ou sans orages. Les éclairs seront ceux du plaisir!

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

Ces vignes qui disparaissent

CultureArticle

Ces vignes qui disparaissent

Info-bagatelle? Peut-être, mais elle fait gamberger quiconque aime les saveurs du vin. La société issue de la coopérative viticole de Lutry, fondée en 1906, Terres de Lavaux, ferme ses portes. De nombreux vignerons de la région arrachent leurs vignes, ne trouvant pas de repreneurs. Et, comme partout, leurs bouteilles se vendent mal. Le paysage géographique et gustatif est en train de changer.

Jacques Pilet

Comment le triazole a contaminé le Léman

SantéEnquête

Comment le triazole a contaminé le Léman

Pendant des années, Syngenta a rejeté près de 60 tonnes de 1,2,4-triazole dans le Rhône, contaminant durablement l’eau potable de près d’un million de personnes. Alors que les autorités se veulent rassurantes sur les risques sanitaires immédiats, les conséquences à long terme restent incertaines. Entre contradictions administratives, lacunes réglementaires et secret industriel, nos recherches révèlent les difficultés à établir les responsabilités d’une pollution pourtant connue et surveillée depuis des années. Qui savait quoi, pourquoi personne n’a-t-il réagi plus tôt et qui paiera la facture ? Premier volet de notre enquête sur les façons dont Syngenta noie le poison.

Anne Voeffray

Les promesses de l’IA en sécurité occultent les risques qu’elle génère

Sciences et technologiesArticle

Les promesses de l’IA en sécurité occultent les risques qu’elle génère

Cela fait déjà un quart de siècle que la cybersécurité est devenue un sujet de discussions internationales, l’objet de recommandations techniques, organisationnelles et juridiques ainsi qu’un marché. Toutefois, des défauts de sécurité, des erreurs, des dysfonctionnements et des vulnérabilités impactent les infrastructures informatiques et continuent de nuire aux individus et aux organisations publiques et privées qui en dépendent. La cybersécurité fait partie de la stratégie de la Suisse en matière de politique de sécurité 2026. Eclairage.

Solange Ghernaouti