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Le franc-parler de l’ambassadeur américain à Tirana

Gian Pozzy

Par Gian Pozzy · Publié le 9 octobre 2017 · 2 min de lecture

Le franc-parler de l’ambassadeur américain à Tirana
© DR

Il existe à Munich un quotidien en ligne intitulé piqd. Piq comme picorer, trier à la main. Ce site s’est spécialisé dans le picorage d’articles dans toute la presse internationale. Et s’il picore, c’est pour parer au déluge d’information auquel chacun de nous est désormais exposé: non seulement il résume, mais il tâche de ne nous livrer que des infos qui sortent vraiment de l’ordinaire.

Ainsi en va-t-il du franc-parler de Donald Lu, ambassadeur sino-américain à Tirana (Albanie). Les diplomates américains, on le sait, ne sortent souvent pas du moule du Département d’Etat. Ils ne maîtrisent donc pas forcément la langue de bois, appellent un chat un chat et créent parfois des scènes de ménage. Surtout quand, à l’instar de Donald Lu, ils parlent la langue du pays. Le journaliste suisse d’origine kosovare Enver Robelli s’en est fait l’écho dans la Basler Zeitung du 4 octobre.

Il y a quelques jours, relate Enver Robelli, un discours de Donald Lu devant une assemblée de juges et d’avocats a fait scandale dans les chaumières. Selon lui, l’Albanie est dominée par quatre clans mafieux que dirigent une vingtaine de familles criminelles. Lu a nommément cité les noms de trois boss mafieux que tout le monde connaît dans le pays. Précédemment, il avait déjà dit à une assemblée de juges: «Si vous avez au poignet une montre plus coûteuse que ma limousine de service, c’est que vous êtes corrompus.» A la réunion suivante, paraît-il, les magistrats sont venus avec une tocante bas de gamme.

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