Le tango américano-ukrainien de Lockheed Martin
Alors que Donald Trump entretient le flou sur l'avenir du soutien américain à l'Ukraine, le géant de l'armement Lockheed Martin affiche une tout autre perspective. Dans un entretien accordé à la NZZ, son patron pour l'Europe affirme considérer Kiev comme un « partenaire stratégique à long terme ».
Le constructeur américain du F-35 défend également ses contrats européens, assurant qu’ils profiteront aux économies locales, notamment à la Suisse grâce à des activités d’assemblage. Il mise aussi sur le développement des systèmes antimissiles PAC-3 et des drones, pour lesquels le groupe a réservé un milliard de dollars de capital-risque aux États-Unis et 100 millions en Europe.
Mais sur ce dernier terrain, Lockheed Martin reconnaît implicitement le rôle central des jeunes entreprises innovantes. Son dirigeant estime que les grands industriels doivent intégrer leurs technologies dans des systèmes militaires plus vastes. Une stratégie qui pose une question : alors que l’Ukraine a acquis une expérience considérable dans la guerre des drones, les Européens devront-ils demain se fournir auprès de Kiev plutôt que des industriels américains ?




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