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La dérive des gauchistes allemands

Jacques Pilet

Par Jacques Pilet · Publié le 20 février 2018 · 2 min de lecture

La dérive des gauchistes allemands
Kevin Kühnert. Né l’année de la chute du Mur, ce blanc-bec manie le mot guerre avec une légèreté inhabituelle en Allemagne. - © FB Kevin Kühnert

Socialistes et conservateurs allemands se sont entendus pour former une GroKo, une grande coalition. Les militants du SPD sont appelés à l’approuver ou à la refuser. Les Jusos (jeunes socialistes) la combattent. Pour la pureté idéologique. Celle-ci mène à une étrange dérive…

Reconduire l’assemblage des deux grands partis qui dirigent l’Allemagne depuis si longtemps et qui ont perdu des plumes aux dernières élections, cela n’enthousiasme personne. Il faut noter cependant que quelque chose change. Le SPD a obtenu le ministère des finances (fini l’ère Schaüble!) et des concessions sociales, notamment sur le salaire minimum, qui font mal au ventre à Angela Merkel. Elle-même en a convenu.

Mais l’aile gauche du parti préfère entrer dans l’opposition. C’est un choix qui se comprend mais qui conduit où? A laisser tout le pouvoir à la droite. Qui peut croire que ce serait dans l’intérêt des ménages les plus modestes?

Il y a pire. Le président berlinois des Jusos, Kevin Kühnert, vient de faire une curieuse déclaration. Né l’année de la chute du Mur, ce jeune homme manie le mot guerre avec une légèreté inhabituelle en Allemagne. Trou de mémoire?

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