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L’aveu d’un barbare

Jacques Pilet

Par Jacques Pilet · Publié le 20 juin 2025 · 2 min de lecture

L’aveu d’un barbare
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Le ministre de l’Intérieur français a dit tout le mal qu’il pensait de Mai 68, qui «a fabriqué des barbares». Pourtant, ce fut une décennie de vent frais, avec des slogans comme «Il est interdit d’interdire» ou, en Suisse, «Rasez les Alpes qu’on voie la mer».

Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur français, chef du parti LR, nous éclaire. Dans une grande interview, il affirme que Mai 68 «a fabriqué des barbares». Il attribue la montée de la violence, de l’irrespect et de la perte d’autorité à cet héritage politico-culturel. Selon lui, les idéaux progressistes de cette période, qui prônaient la libération des mœurs et la remise en cause des interdits, ont abouti à une société permissive et «sans repères».

Mai 68? Ce fut une décennie de vents frais. En France, en Suisse aussi avec un peu de retard. La culture s’ébrouait, le cinéma surtout. Les amours se nouaient plus légèrement. On se moquait des pions et des flics de tous poils. Cela dura une décennie. Sans grandes répercussions dans les lois: très tôt, les détenteurs du pouvoir, inquiets de ces jeux de mots impertinents, ne cessèrent de resserrer les vis réglementaires. 

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